Hiziyya

Hiziyya

Ce poème de Ben Guitoune, poète de Sidi Khaled, près de Biskra, ayant vécu au XIXème siècle, est connu dans toute l’Algérie et unanimement considéré comme un chef-d’œuvre; Il a déjà été publié y compris dans des traductions en français mais dans des ouvrages ou des revues…introuvables.

Nous en donnons donc quelques extraits, dans la traduction de Mohammed Belhalfaoui.

Le poème « Hizyyia » de Ben Guitoune chanté par Abdelhamid Ababssa

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Hiziyya

Bonnes gens, venez me consoler car la belle des belles

Est dans sa tombe et mon cœur dans les braises.

Ô mes frères, la douleur qui me frappe me fait défaillir !

Ô Hizziya, taille de cyprès!

Autrefois, tout allait bien pour nous,

Nous étions comme fleurs de palmier au début du printemps.

Que de joies nous avons connues, fugitives comme l’ombre.

Et voici que ma jeune biche m’a quitté par une volonté supérieure.

Lorsqu’elle marchait, elle troublait les plus sages.

Elle avançait comme un Bey devant ses troupes, le yatagan au côté.

(… )

Sa chevelure était déployée, embaumant les parfums,

Ses sourcils ornaient ses yeux comme la lettre Noun.

Ses yeux étaient comme balles de fusils; plomb mortel dans sa cartouche

Qui ne manque pas sa cible car il est aux mains d’un tireur d’élite.

Des joues comme les roses du matin et les giroflées éclatantes,

Où le sang afflue, tel un éblouissant soleil

L’ivoire en bouche, et le sourire vainqueur,

Humide du lait des brebis, nectar des connaisseurs.

Tige flexible du souci ou beau vase de cristal :

C’est son cou, cerclé de colliers d’or!

Une poitrine marmoréenne, portant deux fruits jumeaux,

Pommes faites pour guérir les malades

Et que j’ai caressées de mes mains.

La peau de son corps rappelle le blanc papier, le coton et le lin

Ou la neige poudreuse, tombée par une noire nuit.

Et voyez les jambes, voyez leur khalkhal troublant,

Quand vous entendez sa musique au-dessus des babouches.

Sa ceinture multicolore retombe devant elle,

Adroitement nouée sur un ventre merveilleux.

Bonnes gens, venez me consoler car la belle des belles

Est dans sa tombe, et mon cœur dans les braises!

Ô mes frères, la douleur qui me frappe me fait défaillir!

Je meurs de la mort de Hiziyya à la taille de cyprès

(… )

Toi, le fossoyeur qui creuse les tombes, sois prévenant

Avec cette gazelle des steppes.

Ne fais point tomber de pierres sur   Hiziyya!

Je t’en supplie au nom du Coran et des Lettres sacrées

Ne laisse point choir de poussière

Sur ce beau visage qu’elle regardait dans le miroir!

(… )

Elle vaut tous les trésors, cette belle aux grands yeux.

Et si ce n’est assez, ajoutez-y les richesses des villes!

Elle vaut les richesses de toutes les tribus,

Et les bijoux en or ouvragé,

Et les palmiers au bord de l’eau, et le pays des Chaouias

Elle vaut ceux qui longent la mer, nomades et citadins,

Et ceux du Djebel Amour, jusqu’à Ghardaïa,

Elle vaut le Mzab et toutes les régions,

Ô mon Dieu, sauf le respect dû à ceux qui dorment dans les mausolées.

(… )

Saïd soupire après toi et ne te verra plus;

Et chaque fois qu’il évoque ton nom, il tombe évanoui.

Dieu miséricordieux, accorde-moi      

 le pardon, ainsi qu’à tous mes

semblables !

Saïd est bien malheureux

A cause de cette beauté à la taille élancée.

Et, Dieu, pardonne à celui qui a composé ces vers!

(… )

 Hizia, une histoire d’amour nomade

 Hizia, le nom d’une jeune femme issue de la famille dominante des Bouakkaz de la puissante tribu des Dhouaouda (descendants, selon certains dires, des tribus des Beni Hilal qui avaient envahi le Maghreb vers le XIe siècle ap. J. C. venant d’Arabie) qui régnait en ce 19eme siècle sur toute la région du Zab et dont les terres de parcours et de transhumance s’étendaient des riches plaines de Sétif au Nord jusqu’à l’oasis de Ouled Djellal au Sud, et bien plus loin encore si l’on jugeait par l’influence de son Cheikh el Arab (titre donné à son chef qui signifie littéralement : Chef des Arabes) à l’époque.

Hizia, fille d’Ahmed ben el Bey, était amoureuse de son cousin Saïyed, orphelin recueilli dès sa tendre enfance par son oncle, puissant notable de la tribu et père de Hizia.

Benguitoun, dans son poème, fixe la date de la mort de Hizia à 1295 de l’Hégire, soit 1878 de l’ère chrétienne. Elle avait alors 23 ans, nous dit-il.  

Hizia serait donc née en 1855.

La cause de son décès fut et reste encore une énigme. Le poème ne nous révèle rien sinon qu’elle fut subite : un mal soudain entre deux haltes, à Oued Tell (une localité à 50km au sud de Sidi Khaled) au retour de la tribu de son séjour saisonnier dans le Nord.

La vérité, bien sûr, on ne la saura  jamais !

Saiyed eut recours, trois jours après la mort de Hizia, aux services du poète Benguitoun pour écrire un poème à la mémoire de sa bien-aimée. Plus tard, d’après certains dires, le malheureux cousin s’exilera loin de sa tribu et vivra en solitaire dans l’immensité du désert des Ziban jusqu’à sa mort.

Quoiqu’il en soit, le poème est là pour témoigner de cet amour fou qu’avait porté un jeune homme pour une jeune femme qui valait, à ses yeux, tout ce qu’il y avait de précieux en ce monde et que le poète a chanté avec les paroles du bédouin, langue pure du vécu, langue vivante de tous les jours.

 A travers les yeux de Saïyed, le poète Benguitoun a chanté la beauté de cette femme et décrit les merveilles de son corps, osant lever le voile sur des jardins secrets et nous offrir, à travers les âges, un hymne à l’Amour, un hymne à la Beauté, un hymne à la Femme.

 Voilà ce qui, en dernier lieu, pourrait rester de Hizia jusqu’à l’éternité, tant qu’il y aura des poètes pour chanter ce nomadisme existentiel propre au commun des mortels…

 Benguitoun , poète de Hizia

Mohamed ibn (ou: ben) Seghir ibn (ou: ben) Guitoun de la tribu des Ouled Sidi Bouzid né, probablement, en 1843 à Sidi Khaled, une oasis connue pour ses poètes, à une centaine de kilomètres environ au sud-ouest de Biskra.

Sidi Khaled fait partie du Zab el Gherbi (les Ziban ou Zab occidental) connu pour sa résistance à la pénétration coloniale française. L’insurrection de l’oasis des Zâatcha en 1849 en est le meilleur exemple; celle de Ben Ayache (de la tribu du poète Benguitoun) en 1871 en est une autre et fut chantée d’ailleurs par ce même poète dans un merveilleux poème populaire.

Les oasis de Sidi Khaled et Ouled Djellal furent conquises par les Français en 1847 après de violents combats et une âpre résistance.

Benguitoun étudia à la zaouia rahmania de Sidi Khaled dirigée à cette époque par le cheikh Sidi Ali el-Djirouni qui, vite, remarqua les qualités exceptionnelles de son jeune disciple et exigea de ses proches que Benguitoun dirigeât la zaouia après sa mort.

Le jeune poète écrivit plusieurs poèmes louant son vieux maître et s’acquitta au mieux de la direction de la zaouia.

Benguitoun était aussi paysan (certains disent de lui qu’il était ‘khetatri’ : travail rémunéré qui consiste à puiser l’eau d’un puits pour irriguer les jardins et les palmeraies) et poète à ses moments perdus. Il vivait du fruit de son labeur ou du peu d’argent que lui procuraient ses poèmes dits en de grandes occasions.

Il est à penser qu’il fut sollicité par Saïyed, le cousin amoureux de Hizia, pour lui écrire un poème qui chante son deuil et son amour pour sa belle cousine.

Il n’existe pas de date exacte de la mort de notre poète mais, selon les dires des anciens et de ses proches, il serait décédé en 1907*, à l’âge de soixante-quatre ans environ. D’autres illustres poètes sont également natifs de Sidi Khaled, tels : cheikh Benyoussef (1822-1902), cheikh Benazouz el khaldi (1897-1944).

Hizia est l’un des rares poèmes d’amour qu’il ait écrit et – ironie du sort ou pure beauté du texte – le seul qui l’ait fait entrer dans la postérité !

* D’après Ahmed el Amin (dans « Hizia : l’épopée algérienne ») il serait mort vers la fin du 19e siècle.

Hizia : une histoire de musique nomade

Le texte de Benguitoun est ‘beau’ et Khelifi Ahmed en a donné la preuve – des années après son oncle maternel – en amenant Hizia des fins fonds de son oasis de Sidi Khaled jusqu’aux portes de l’Europe, dans la célèbre salle parisienne de l’Olympia, et lui donna un écho et une dimension universelle…

Nous préférons donner la parole à un connaisseur de la musique bédouine, A. Hachelaf, en citant le contenu de son texte que nous avons pu trouver sur internet et qui a servi de présentation à la jaquette du CD Musique et Tradition ‘La Musique Saharienne’ (éditions des Artistes Arabes Associés).

« La musique sahraoui (saharienne) est la plus répandue du fait qu’elle concerne une population qui occupe les hauts plateaux, de l’est à l’ouest du pays, et une grande partie du Sahara; elle couvre exactement le terrain de parcours des tribus nomades d’origine arabe.

Basée sur la poésie des différentes tribus, la chanson saharienne dont les origines remontent aux sources de la musique arabe s’apparente au sawt hidjazien et au hida (ou hoda) antéislamiques – une mélopée de conducteurs de chameaux – et est ainsi la musique la plus authentiquement arabe de toutes celles que l’on connaît en Algérie.

Le chanteur, qui chantait ses propres poèmes, s’appelait fahsi, déformation du mot fassih (éloquent). Tous les chanteurs du début de notre siècle étaient, comme leurs prédécesseurs, des poètes.

De la fin du 17ème siècle nous pouvons citer Hadj Aissa Laghouati, un des plus grands du genre, spécialisé dans le madih (chant à la louange du Prophète ou des saints de l’islam).

On le cite aussi parmi les poètes soufis (mystiques). Plus près de nous, citons les cheïkhs Smati et Benguitoun – contemporains de l’émir Abdelkader – El Arjani et Mohamed Belkhir* (ce dernier était, à la fin du siècle dernier, le chantre de la tribu des Ouled Sid’ech Chikh).

Au début de notre siècle Abdallah BenKerriou et Hadj Aissa Ben Allal.

Tous ont laissé d’importants recueils de poèmes dont une grande partie est chantée régulièrement par les chanteurs du genre malhoun (poésie populaire). Ces poèmes sont aussi chantés dans les genres voisins comme le gharbi. Le cheïkh Hamada n’a-t-il pas chanté, dans son propre style, le plus grand succès du genre sahraoui, « Gamr ellil  » d’Abdallah Benkerriou, comme s’il voulait nous prouver qu’il n’y a aucune frontière ni entre les genres bédouins ni entre ces genres et le hawzi ou le chaâbi qui découlent, eux, de la musique andalouse.

 

Le chant sahraoui se caractérise par une introduction en solo ponctuée par des vocalises sur les deux syllabes « Aï ! Aï !  » Extériorisant la douleur physique ou morale du poète.

La métrique de la poésie sahraouie offre au chanteur une grande liberté qui lui donne la possibilité de mettre en relief son esprit d’invention et son habileté d’improvisateur bien que son improvisation se fasse dans le cadre fixé par la tradition où entrent en jeu le genre du poème, sa construction, et même le rythme sur lequel il va se développer.

Nous pouvons citer quelques-uns de ces cadres ou modes, très différents les uns des autres, qui donnent aux professionnels aussi bien la tonalité que le rythme sur lequel doit se chanter le poème.

Citons parmi les modes le srouji, mode utilisé dans « Guelbi tfakkar orban rahhala  » de Hadj Aissa Ben Allal, le ghates, utilisé dans « Ya cham’a » d’El Arjani, le saihi, le babouri.

Il existe encore d’autres modes qu’il serait trop long d’évoquer dans ce modeste travail de vulgarisation.

La structure du poème (qacida) et son contenu littéraire confirment l’origine essentiellement arabe du chant sahraoui. [voir la traduction du poème de Hizia faite par C. Sonneck et aussi par Souhel Dib].

Le poème débute en général par l’évocation d’un campement abandonné comme dans les plus beaux poèmes de l’époque antéislamique, ou bien par un tableau de la vie quotidienne du nomade, ou encore par l’éloge de la tribu et de ses hauts faits.

Viennent ensuite le portrait de la bien-aimée ou la description d’un festin dans une pure tradition bacchique qui souligne la grande générosité de la tribu pour ses hôtes.

Autre début possible: une supplique adressée au Prophète ou au saint patron de la région afin qu’ils aident le poète à parfaire son œuvre.

Cette façon de commencer un chant sahraoui est empruntée aux chants du genre madih, chants très rythmés utilisés dans les confréries mystiques pour les danses extatiques.

Cette musique utilise les instruments traditionnels de la chanson bédouine: les différents types de flûte de roseau, longue pour les hommes, courte pour les femmes (plus proche de leur tessiture vocale) – les flûtes vont généralement par paire, l’une jouant la mélodie, l’autre faisant le bourdon, une note tenue donnant la note principale du mode choisi; pour la partie rythmée qui vient en fin de qacida, on utilise les tbal-s (tambours à deux membranes, frappés par deux baguettes), les bendir-s (tambours à une membrane, frappés par les mains).

Pour le chant bédouin des régions ouest, on utilise en outre le gallal (tambour long à une membrane dont le corps est creusé dans un tronc d’aloès.).

A la place des flûtes on peut utiliser des ghaïta-s (sortes de hautbois) quand il s’agit de chants de fêtes religieuses ou profanes et surtout pour rythmer les innombrables danses sans lesquelles une fête ne serait qu’un spectacle sans liesse populaire.

Citons le saâdaoui, le heddaoui et l’abdaoui, du nom des marabouts (saints) devant les tombeaux desquels ces danses ont été créées, le mertah (danse paisible),le baroudi (danse des fusils), le khayyali (danse des cavaliers), le tawsi (danse du paon, typiquement féminine, inspirée de la démarche de ce beau volatile).

[...] Des versions écourtées de ce même poème (Hizia de Benguitoun) avaient [...] été enregistrées antérieurement, la première par El Hadj Benkhlifa, l’oncle maternel de Khelifi Ahmed, déjà dans la carrière au début des années 30, la seconde dans les années 40, par une autre célébrité de la chanson sahraoui Smaïn Elboussaâdi.

Il aura pourtant fallu attendre la fin des années 40 pour voir enfin, comme il se doit, populariser par Abdelhamid Ababsa une œuvre d’un si grand intérêt en ce qui concerne la littérature populaire et l’histoire des mœurs en usage au début du siècle dernier.»

* Ce poète fut exilé et emprisonné en Corse par l’armée coloniale de l’époque (cité par Ahmed el Amin « Hizia : l’épopée algérienne » Dar el Misbah, Alger 1991). D’autres poètes de cette époque furent exilés en Nouvelle Calédonie (C. Sonneck « Chants arabes du Maghreb » Maisonneuve, Paris 1902)

Hizia : une histoire de transhumance nomade

Les tribus bédouines ont de tout temps obéi au besoin vital de trouver des pâturages pour leurs troupeaux.   L’été, les caravanes prenaient la route du Nord et installaient leur campement dans les riches plaines du Constantinois et les Hauts Plateaux de Sétif.

L’hiver, elles se repliaient vers le Sahara et leurs oasis natales.  

Les Dhouaouda campaient près d’el Eulma (ex. St Arnaud).

Les gens de Sidi Khaled nous ont raconté que les caravanes parcouraient en moyenne 30 à 40km par jour qui constituent l’équivalent de ce qu’ils appellent une ‘rihla’.

La rihla ou étape commençait avec l’aube (prière du fidjr) et se terminait en milieu d’après-midi (vers la prière du ‘açr).

Ils estiment que de Sidi Khaled à el Eulma il y avait 15 rihla.

Voir la page Tribus Nomades pour plus d’informations sur les quartiers d’hiver et d’été des différents Cheikhs el Arab des tribus du Sahara à travers les siècles.

Ces bédouins, gens du voyage, aimaient faire la fête en faisant parler le baroud et courir leurs chevaux. Ils étaient aussi poètes et chantaient la beauté de leurs femmes, les richesses de leurs oasis, la fierté et le courage de leur tribu…

A travers le poème de Benguitoun nous pouvons recréer l’itinéraire du parcours de transhumance de cette branche de la tribu des Dhouaouada à laquelle appartenait Hizia.

Hizia : une histoire de manuscrit nomade

Dans ses Chants arabes du Maghreb, étude sur le dialecte et la poésie de l’Afrique du Nord (Maisonneuve, Paris, 1902) C. Sonneck a été le premier à imprimer une version arabe (le texte original de Benguitoun comporte une centaine de vers environ, selon qu’on l’écrive en quatrains ou en couplets) recueillie probablement du vivant de Benguitoun, auprès de ses contemporains, mais dont on ignore l’identité.

Le texte de Sonneck ne présente pas, à proprement parler, de différences importantes avec les versions plus tardives, excepté une omission de 3 vers inexistants dans le manuscrit du cheikh Mostefa Naimi, par exemple. Par contre, Sonneck inclut 1 vers qu’on ne retrouve pas dans le manuscrit du cheikh.

Les autres différences résident notamment dans l’agencement de certains vers qui sont placés soit avant soit après des passages-repères positionnés à l’identique dans les deux versions.

Le reste se résume à une dizaine de mots différents, parfois juste des lettres, et à la reprise d’un couplet sous forme de refrain chez Sonneck.

La différence générée par les lettres peut s’expliquer par le fait que le texte de Sonneck est une transcription faite à partir d’une source orale, et donc sujette à une mal interprétation phonétique de ce qui est rapporté par l’informant autochtone.

Un autre fait de taille en faveur de Sonneck : il a été le premier à transcrire le poème de Benguitoun et à le traduire en français; historiquement parlant (1902 ou probablement bien avant cette date), il a été plus près de la source que n’importe qui d’autre par la suite. Cependant, l’authenticité du texte dépend, dans le cas de Sonneck, du choix de son informant local et de la connaissance de ce dernier du poème tel qu’il a été créé par Benguitoun, exigeant une mémoire sans faille, sans omission ni rajout au texte original…

Une autre traduction du poème Hizia en langue française a été  faite par un auteur algérien, Souhel Dib, et publiée dans son livre « Anthologie de la poésie populaire algérienne d’expression arabe » paru en 1987 chez les éditions l’Harmattan, à Paris.

Le travail de l’éminent universitaire – et enfant du pays – Ahmed el Amin sur l’authenticité des sources des différentes versions en circulation a abouti à d’excellents résultats sur le terrain, dont la version calligraphiée de la main du Cheikh Mostefa Naimi.

Quoiqu’il en soit nous avons préféré faire confiance au manuscrit du cheikh Mostefa Naimi (neveu du célèbre Cheikh Naïm Naimi, natif de Sidi Khaled, qui s’est intéressé à la sauvegarde du riche patrimoine littéraire local) pour deux raisons :

1) l’originalité et la beauté du trait calligraphique imprègnent au chant de Benguitoun une touche personnalisée, vivante et plus humaine qu’une quelconque font stylisée et anonyme

2) l’appartenance du cheikh Naimi à une famille d’érudits et son intérêt pour la culture et le patrimoine littéraire oral nous forcent à considérer sa version comme étant une source digne de confiance, bien qu’elle présente quelques omissions de copiste et certaines différences dans le choix des items et dans l’agencement des éléments descriptifs ou narratifs en comparaison avec d’autres versions toutes aussi dignes de foi, rapportées par des anciens, toujours en vie, de la région de Sidi Khaled.

وهذه قصيدة حيزية

عزوني يا ملاح في رايس لبـنات * سـكنت تحت اللحود ناري مقديا
ياخي انـا ضريـر بيا مـا بيا * قـلبي سافر مع الضامر حيزيـه
يا حصراه على قبيل كنا في تاويل * كي نوار العطيل شاو النقصـيا
ما شفنا من أدلال كي ظل الخيال * راحت جدي الغزال بالجهد عليـا
وإذا تمشي أقبال تسلب العــقال * أختي بــاى المحال راشق كمـيا
طلقت ممشوط طاح بروايح كى فاح * حاجب فوق اللماح نونين بريـا
عينك قرد الرصاص حربى فى قرطاس * ســورى قيـاس فى يدين حربيا
خدك ورد الصباح و قرنفل وضاح * الدم عليه ساح مثل الضوايـا
شوف الرقبة خيار من طلعة جمار * جعبة بلار و العواقد ذهبيـا
فى بازر حاطين أنصبح فى الزين * واحـنا متبسطين فى خير الدنيا
نصبح فى الغزال انصرش للفـال * كالى ساعي المال وكنوز قويـا
ما يسواش المال نقحات الخلخـال * كى انجبي للجبال نلقى حيزيـا
تتسحوج فالمروج بخلخيل تسـوج * عقلي منها يروج قلبي وأعضيا
فالتل مصيفين جيـنا أمحـدرين * للصحراء قاصدين نا والطوايـا
الأجحاف مغلقـين و البارود إنين * الأزرق بي يمين ساحة حيـزيا
ماذا درنا أعراس لزرق فى المرداس * يدرق بي خلاص في روحنيـــــــا
تاقت طول العلام جوهر فالتبسام * تمعني فالكلام و تفهم فيــا
بنت حميده اتبان كى ضي الومان * نخلة بستان غى وحدها شعويـا
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زند عنها الريح قلعها فالـميح * ما نحسبها أطيح دايم محضيـا
في واد أثل نعيد حاطين سماط فريد * رايسة الغيد ودعتني يا خويـا
في ذا الليلة وفـات عادت في الممات * كحلا الرمقات ودعت دار الدنيـا
خطفت عقلي راح مصبوغة الألماح * بنت الناس المـلاح زادتــني كيـا
حطوها في لكفان بنت عالي الشان * زادتني حمان نفضت مخ حجايــا
حطوها في فنعاش مطبوعة الاخراس * راني وليت باص واش إلي بيا
في حومتها أخراب كي نجم الكوكاب * زيد أقدح في أسحاب ضيق العشويا
كثرت عني هموم من صافي الخرطوم * ما عادتش أتقوم في دار الدنيـا
ماتت موت الجهاد مصبوغة الاثماد * قصدوا بيها بلاد خالد مسميـا
عشَّـات تحت الألحاد موشومة الأعضاد * عــين الشـراد غابت على عينيا
أحفار القبور سايــس ريـم الـقور * لا تطيحشي الصخور على حيزيا
قسمت لك بالكتاب وحروف الوهاب * لا طيح التراب فوق أم مرايـا
لو تجي للعـناد ننطح ثلث اعقـاد * نديها بالزناد عن قوم العد يــا
واذا نحلف وراس مصبوغة الأنعاس * مانحـسب شي الناس لو تجي ميا
لو انتجي للزحـام نفتن عنها عام * نديها بالدوام نابو سهمــيا
كي عاد أمر الحنين رب العـالمين * لا صبتلها من أين نقلبها حيـا
صبري صبري عليك نصبر أن ناتيك * نتفـكر فيك يا أختي غير انتيـا
عودي في ذا التلول رعى كل خيول * واذا والى الهول شاو المشليا
ما يعمل ذا الحصان في حرب الميدان * يخرج شاو القران أمه ركبيـا
بعد شهر ما يدوم عندي ذا الملجوم * نهار ثلاثين يوم أوراء حيزيا
توفى ذا الجـواد ولى فالأوهـاد * بعد أختي مازاد يحيا في الدنيـا
صدوا صد الوداع هو وأختي قاع * طاح من يدي صراع لزرق آدايا
رب أجعل الحياة وراهم ممات * منهم روحي فنات الأثنين أرزيا
نبكي بكي الفراق كي بكي العشاق * زادت قلبي حراق خوضت مـايا
يا عيني واش بيك تنوحي لا تشكيك * زهو الدنيا بديك ما تعفي شي عليا
زادت قلبي عذاب مصبوغة الأهداب * سكنت تحت التراب قرة عينيـا
نبكي والراس شاب عن مبروم الناب * فرقة الأحباب ما تصبر عينيـــــا
الشمس إلي ضوات طلعت وأتمسات * سخفت بعد أن ستوات وقت الضحويا
القمر ألي بان شعشع في رمضان * جاه المسيان طــلب وداع الدنــيا
هذا حكم الإله سيدي مولى الجاه * ربي نزل قضاه وداى حيزيـا
صبرني يا اله قلبي مات ابـداه * حب الزينه أداه كي صدت هــيـا
تسوى ميتين عود من الخيل الجيد * ومية فرس زيد غير الركبيـا
تسوى من الابيل عشر مايه تمثيل * تسوى غابة النخيل في كل الدنيــا
تسوى عرب التلول والصحرا والزمول * ما مشات القفول عن كل أثنيـا
تسوى اللي راحلين واللى فالبرين * تسوى اللى حاطين عادوا حضريـا
تسوى خيل الشليل و نجمة الليل * في أختي قليل قليل طبي ودوايـا
نستغفـر للجليل يرحم ذا القليل * يغفر للى يعيل سيدي وملايــا
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عزوني يا أسلام في ريمة الاريام * سكنت دار الظلام ذيك الباقيـا
عــزوني يا أصغار في عارم الأوكار* ما خـلاَّت غير دار قعدت مسميا
عزوني يا رجال في صافي الخلخال * داروا عنـها حيال لسا مبنيـا
سعيد في هواك ماعادش يلـقاك * كي يتفكر أسماك تديه أغميــا
اغفر لي يا حنين أنا والاجمعـين * راه أسعيد حزين به الطوايـا
أرحم مول الكلام واغفر لأم عـلام * لاقيهم في المنام يا عالي العليـا
يا علام الغيوب صبر ذا المسـلوب * نبكي بكي الغريب ونشف العديا
ما ناكلش الطعام سامط في الافـوام * واحرم حتى المنام عـلى عنيا
بين موتها والكلام غي ثلاث أيـام * بقاتني بالسلام وما ولات ليـا
تمت يا سامعين في الألف وميتين * كمَّـل تسعين وزيد خمسا باقيـا
كلمة ولد الصغير قلنـاها تفكيـر * شهر العيد الكبير فيه الغنايـا
في خالد بن سنان بن قطون أفـــلان * قــال ع اللي زمان شفناها حيا
قلــبي ســافر مع ألأضــامر حـيزيـا
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في القصيدة كلمات من اللهجة الجزائرية البسكراوية أو البدوية صعبة جداً..
سأبحث عن شرح للقصيدة وأوافي بيه الموضوع إن شاء الله..
تقديري و محبتي

لم يكن الشاعر البدوي بن قيطون يعلم وهو يستمع لقصة شاب هائم على وجهه بالصحراء في حالة وسط بين العقل والجنون، أن حكاية هذا الشاب المفجوع بفقد حبيبته ستلهمه قصيدته الأبرز، والتي ستخلد اسمه في ديوان الشعر الشعبي المغاربي كواحد من فحول الشعراء وأكثرهم شهرة وتأثيرا على جيل لاحق من الشعراء الذين سيأتون بعده.

أما الشاب الذي صادقه بن قيطون في الصحراء فهو سعيد بن صغير؛ وأما القصيدة فهي قصيدة حيزية التي ستصير لاحقا أشهر قصيدة رثاء في تاريخ الأدب الشعبي الجزائري والتي سيتغنى بها كبار مطربي البدوي من عبد الحميد عبابسة رائد هذا النوع من الغناء الى البار اعمر ورابح درياسة وغيرهم. من يحقق فيلما عن حيزية بناء على ما ورد في قصيدة بن قيطون، ثم سيأتي شاعر آخر معاصر لنا وهو عزالدين ميهوبي ليبدع انطلاقا من قصيدة حيزية ابيرات رائعة تخلد الحب والتفاني في عشق المحبوب وتصور صراع المحبين من اجل حقهم في الوصال.

ولكن ما هي حكاية حيزية التي تحولت في المخيال الشعبي الجزائري إلى أسطورة تتداول حكيها الجدات في ليالي الشتاء الباردة، وإلى رمز للحب المستحيل الذي جمع بين سعيد بن الصغير الشاب الفقير وبين حيزية ابنة احد وجهاء القوم وانتهى بفجيعة موت المحبوبة.

القصة حقيقية في جوهرها برغم ما لحقها ما تحريف على أيدي الرواة نظرا لوقوها في زمن يفتقد للتدوين بنسبة كبيرة ، وجل الأمور كانت تنقل شفاهة. القصة دارت أحداثها بالجنوب الشرقي الجزائري منطقة الزيبان وبالضبط بقرية سيدي خالد ببسكرة سنة 1295هـ /1878 م.

كانت حيزية ابنة احد وجهاء القوم وهو احمد بن الباي فتاة رائعة الجمال سلبت عقول شباب ورجال القبيلة جميعا، ولكنا لم تعشق إلا راعيا فقيرا هو سعيد بن الصغير، ذالك الشاب المغمور الذي ماكان ليذكره احد لولا حبه لحيزية، فالحب وحده خلد هذا الفتى، وأي حب أنه حب مستحيل رغم تحققه لمدة من الزمن.

سعيد وهو يلحظ حب حيزية له برغم كثرة خطابها وبرغم غنا اهلها ووجاهتهم في مقابل فقره وهوانه هو راعي الغنم. جعل لحياته هدفا واحدا هو الزواج من حيزية التي بادله حبا عفيفا وطاهرا يذكرنا بالحب العذري الذي مثله جميل بثينة ومجنون ليلى وكثير عزة وغيرهم من الشعراء العذرين.

وبعد جهود وصراعات وعذاب يختلف رواة الحكاية في وصفه تمكن سعيد من الزواج من حيزية.

كان يمكن لاي حكاية حب استثنائية ان تنتهي هكذا بزواج الحبيبين، هي نهاية سعيدة على طريقة الأفلام الهندية، ولكن القدر كان يخبأ أشياء أخرى في سر هذه العلاقة. حيث وبعد شهر واحد من الزواج تموت حيزية ويجن سعيد ويهيم على وجهه في الصحراء؛ كان يمكن لو أن سعيد كان شاعرا أن ينتج لنا نسخة أخرى أكثر معاصرة من شعراء الحب المجانين كقيس بن الملوح، لكنه كان فتى بسيطا أميا وراعي غنم لا أكثر، ميزته الوحيدة أو فعله الأبرز في حياته هو قصة عشقه لفاتنة الزيبان. لكن القدر سيقوده لشاعر جوال كان في رحلة صيد بالصحراء هو بن قيطون الذي سيخلد سعيد وحيزية وحبهم المفجوع في شهر سعادته الأول بواحدة من أروع قصائد الرثاء.

الغرض من هذه المقدمة المختصرة هو وضع القارئ في الجو العام للقصيدة وأكيد أن الكثيرين من الإخوة المشارقة سيجدون صعوبة في فهم بعض الكلمات لأنها مكتوبة لهجة جزائرية بدوية حتى بعض الجزائريين في مناطق أخرى يصعب عليهم فهم كل كلماتها

القصيدة ألفت على منوال القصائد العربية الكلاسيكية ، تبدأ بمخاطبة الأصدقاء ، ثم يتلو ذلك ذكرى أيام الحب والسعادة ووصف الحبيب ، والرجوع إلى الموضوع الرئيسي وهو الرثاء فيذكر الشاعر دفن حيزية وهي المقاطع الأكثر تأثيرا في هذه القصيدة حيث يبدع بن قيطون في وصف الحالة النفسية لسعيد والتراب ينهال على جسد حبيبته، ويختم القصيدة بتفجعه والالتجاء إلى الله طالبا الرحمة والمغفرة منه تعالى

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  • Album : *Objets de rêve de Jeunesse
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  • Album : Objets de rêve de Jeunesse
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  • Album : Paysages de la Région de Ain-Oulmène
    <b>Le Cèdre de la Rawhanya,08-04-2011</b> <br />
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  • Album : Ain-Oulmène 2
    <b>La Rue Nationale,</b> <br />
  • Album : Photos de jeunesse,62-76
    <b>Souvenir des Scouts,63-65</b> <br /> Debout de gauche à droite ,Madaci el-Hadj ,Haoues Djehaiche,Belatel Said ,Yazid Lahcene,Aidoudi Boudjemline,Mechta Smail,Maâmeche Nouari,Baba Arroudj M’barek,Brahim Kaâbeche,Kharchi Brahim,Lazizi Layachi,Laâmeche Ayache,Mechta Mahmoud<br />Au 2ème rang,Ouassel Sofiane ,Kamel Baram,Baâdache Moussa,Hamdi Chérif Abdelghani,Khier Nouari François,<br />Accroupis ,Ahmed Mezaâche,Zedira Lahcene,Zarroug Abderrahmene,Kamel Douhil,Madouni nour-Eddine,Guemazi Abdelouahab,Rachi Nour-Eddine,Nader Abdelhafid & Zedira Aek<br />

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Vue générale de Colbert,1900-1905

Vue générale de Colbert,1900-1905

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Identification effectuée par KN & AM
En haut et à gauche, la route vers Bir Haddada
Au milieu, on y voit deux maisons en blanc dont la toiture en tuiles en forme hexagonale ,à droite c’est l’ancienne poste et sa gauche une villa démolie en début des années 70
En premier plan, à droite , c’est l’infirmerie devenue hôpital,post-indépendance et aujourd’hui c’est le siège de la BMPJ
Au centre, l’église du village et plus bas à droite la ferme Rieu
En arrière plan à droite l’hôtel des messageries et un peu plus à sa droite l’immeuble de Bakir et Rachi
Devant le grand hangar en blanc en avant plan ,le garage de Benmaameche Mokhtar
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