Comme il a dit Lui…

Le silence, c’est la mort, et toi, si tu te tais, tu meurs et si tu parles, tu meurs. Alors dis et meurs ! 

Tahar Djaout 
Quand le foin venait à manquer dans l'étable les ânes vont se mordre entre eux.
Matoub Lounes
"Le cerveau, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner."

Pierre Daninos

« L’important n’est pas de sortir de St Cyr mais de sortir de l’ordinaire »

Charles De Gaulle 

La seule façon élégante d’accepter une insulte

est de l’ignorer;

si vous ne pouvez l’ignorer,

surmontez-la;

si vous ne pouvez la surmonter,

riez-en;

si vous ne pouvez pas en rire;

c’est que vous la méritez probablement. »

Auteur inconnu

Ainsi soit-il !

Dieu se présenta à l’âne et lui dit : Tu es un âne.

Tu vas durement travailler du matin au soir,

en portant des choses très lourdes sur ton dos.

Tu seras herbivore et pas intelligent.

Tu vivras 50 ans.

Après cela l’âne réfléchit et dit: 50 ans d’une vie pareille,

C’est trop ! Beaucoup trop !

Ne me donne pas plus que 30 ans.

Ainsi soit-il…

Puis Dieu se présenta au chien et lui dit :

Tu es un chien.

Tu veilleras sur l’humanité, et pour cela tu seras le meilleur ami de l’homme.

Tu ne mangeras que des restes et tu vivras 25 ans.

Le chien répondit : Seigneur, 25 ans d’une telle vie c’est trop.

SVP pas plus de 15 ans !

Ainsi soit-il…

Puis le Seigneur se présenta au singe: Tu es le singe.

Tu vas sauter d’arbre en arbre et tu te compor-teras comme un idiot.

Tu devras être marrant, et comme ça tu vivras 20 ans.

Le singe lui dit. Seigneur, 20 ans à vivre comme le clown du monde, c’est trop. Ne me donne pas plus que 10 ans.

Ainsi soit-il…

A la fin, Dieu apparut à l’homme et lui dit : Tu es l’homme !

Le seul être rationnel, le monde t’appartiendra.

Tu vas mettre à profit ton intelligence pour réa-liser plein de choses captivantes.

Tu vas dominer le monde et pour cela tu vivras 20 ans !

Sur cela l’homme répondit : Seigneur, être un homme seulement 20 ans ce n’est pas suffisant. S’il te plaît, donne-moi en plus, les 30 ans de l’âne, les 15 du chien, ainsi que les 10 du singe.

Ainsi Dieu se préoccupa pour que l’homme vive 20 ans comme un homme,

puis se mariera et vivra 30 ans comme un âne, travaillera durement du matin au soir en portant de lourds poids sur ses épaules.

Puis il aura des enfants et vivra 15 ans comme un chien, il surveillera la maison et il mangera ce que la famille lui laissera.

Puis, une fois âgé, il vivra 10 ans comme un singe, se comportera comme un idiot et amusera ses petits enfants.

Ainsi soit-il…

Auteur inconnu

L’Etranger

Ton scooter est japonais.

Ta pizza est italienne

Ton couscous est algérien.

Ta démocratie est grecque

Ton café est brésilien.

Ta montre est suisse.

Tes baskets sont américaines

Ta chemise est hawaiienne.

Ton baladeur est coréen.

Tes vacances sont turques,

tunisiennes ou marocaines.

Tes chiffres sont arabes.

Ton écriture est latine.

Ton Christ est juif.

Et tu reproches à ton voisin d’être un étranger!?

L’insulte

 » La seule façon élégante d’accepter une insulte

est de l’ignorer;

si vous ne pouvez l’ignorer,

surmontez-la;

si vous ne pouvez la surmonter,

riez-en;

si vous ne pouvez pas en rire;

c’est que vous la méritez probablement. »

Le Crayon et la Réussite

Une jeune femme adore les crayons.

Ils lui rappellent l’insouciance de son enfance et c’est pourquoi elle a développé une relation toute particulière avec eux.

Un jour, elle saisit un très beau crayon tout neuf et…commence à lui parler !

« Mon cher crayon… J’ai 5 importants conseils à te donner si tu souhaites réussir ta vie de crayon…

Tout d’abord, tu dois comprendre que tu n’arriveras à rien si tu restes seul.

Tu dois donc accepter d’être tenu et guidé par la main qui te choisira dans cette grande boite à crayon.

Ensuite, pour que tu sois bien affûté, tu devras accepter d’être taillé de temps à autre.

Ce ne sera pas agréable, mais c’est à ce prix que tu offriras le meilleur de toi même.

Troisièmement, tu dois comprendre que tu as le droit de faire des erreurs et que cette petite gomme rose plantée à ton extrémité est là pour t’aider à corriger tes erreurs.

Le 4ème point est très important.

Regarde-toi petit crayon : ta mine est protégée au cœur par le bois dont tu es fait.

Protège toujours ta mine, ton « moi intérieur », afin d’avoir le plus grand impact possible sur les feuilles que tu auras à parcourir et à marquer de ta trace.

Enfin, n’oublie jamais que ta raison d’être est d’écrire, encore et encore.

Ton utilité disparaît si tu restes cloîtré dans un plumier ou un tiroir.

Sors-en donc le plus souvent possible et va explorer le monde.

C’est ainsi que tu iras chercher d’intarissables sources d’inspiration afin de remplir ta mission.

Et n’oublie jamais :

les paroles s’en vont, mais les écrits -et donc les actes- restent ! »

Voyez-vous, vous êtes un peu comme ce crayon…

1- Vous avez besoin de guides pour avancer avec confiance.

2- Vous vivrez des moments plus difficiles que d’autres, mais c’est pour vous rendre encore plus affûté.

3- Vous n’avez pas besoin d’être parfait et vous avez le droit à l’erreur.

Vous aurez quasiment toujours la possibilité de corriger vos fautes.

N’oubliez pas qu’elles sont de très grands enseignants 

4- Enrichissez toujours votre cœur et protégez-le des ondes néfastes.

5- Vous êtes sur cette Terre pour y laisser une trace.

Faites-en sorte que les gens se souviennent de vous par vos actes de bonté, par votre générosité et par votre implication à

rendre leur vie meilleure.

Caroline Dubois

Par NGUYEN Ngoc-Rao

• Ceci est un recueil de petites histoires et d’anecdotes tirées de la littérature classique chinoise. Tous les Chinois les connaissent. Elles constituent un trésor de sagesse que les Chinois se transmettent de génération en génération depuis des siècles.

• Par leur côté tantôt amusant, tantôt sérieux, parfois curieux ou naïf, les histoires retenues dans ce florilège pourront également servir de leçon de sagesse et d’art de vivre dans le contexte de la vie moderne en Occident. Du moins, c’est la conviction de l’auteur de ce recueil.

• Faisons donc ensemble un petit voyage initiatique en Chine, à travers plusieurs millénaires d’une civilisation dont le mot-clef est la recherche de la Sagesse.

1. Le choix d’une épouse

2. Le mandarinier

3. Le mensonge

4. L’opinion publique

5. Chance ou malchance?

6. La perte d’un marteau

7. La mort d’un étalon

8. Les tigres

9. Le refus d’un cadeau

10. Le dévouement

11. Les chaussures

12. Lances et boucliers

13. La perte d’un arc

14. La morale de Tào Tháo

  LE CHOIX D’UNE EPOUSE

Un riche marchand avait deux épouses. Toutes les deux étaient d’une remarquable beauté.

Un voisin commença un jour à faire la cour à la première femme. Mais celle-ci le repoussa sans ménagement. Alors il se mit à courtiser la deuxième épouse, qui se laissa facilement séduire.

Peu de temps après, le marchand mourut. Le voisin, ayant décidé de fonder un foyer, demanda la main de la première femme.

Ses amis lui dirent:

— Pourquoi veux-tu te marier avec la première épouse qui t’a repoussé et humilié, au lieu de te marier avec la seconde épouse qui s’est montrée « gentille » avec toi?

L’homme répondit:

— Quand il s’agit de la femme d’un autre, on aime bien qu’elle se laisse facilement séduire. Mais quand il s’agit de sa propre femme, on aime bien qu’elle repousse toute proposition malhonnête. La deuxième épouse, qui a eu une liaison avec moi, ne manquera pas d’avoir d’autres liaisons avec d’autres hommes. Jamais je ne l’épouserai, car elle sera la femme de tout le monde. Par contre, avec la première épouse, je suis assuré de sa fidélité absolue. C’est pour cette raison que je l’épouserai.

Commentaire

Le raisonnement du voisin est tout imprégné de bon sens. Une femme malhonnête peut être choyée, adulée, mais seulement pendant quelque temps. Au moment du choix décisif, c’est immanquablement vers la femme honnête et sérieuse que se tournera l’homme.

LE MANDARINIER

(d’après An-Tu Xuân-Thu)

Maître An-Tu, grand mandarin du royaume de Tê, rendit un jour visite au souverain de l’Etat de So. Celui-ci cherchait depuis longtemps un moyen pour humilier An-Tu.

Le souverain fit donc amener un paysan originaire du royaume de Tê et qui vit actuellement dans l’Etat de So. L’homme était accusé de vol.

Le souverain regarda An-Tu d’un air triomphant et dit:

— Il doit y avoir beaucoup de voleurs parmi les habitants de votre royaume.

Maître An-Tu se leva et répondit:

— J’ai entendu dire que le mandarinier donne des fruits sucrés quand on le plante dans la région du Sud; mais ses fruits deviennent amers si l’arbre est cultivé dans le Nord.

Pourquoi? Tout simplement à cause du sol et du climat.

Les habitants de mon royaume ne volent pas.

Quand ils viennent s’établir dans votre Etat, ils deviennent des voleurs.

C’est l’environnement social qui explique ce changement.

Le souverain sourit:

—Je voulais vous humilier, mais c’est vous qui avez réussi à m’humilier!

Commentaire

On peut admirer la présence d’esprit de maître An-Tu.

Mais c’est surtout la vérité contenue dans sa réponse qui doit retenir notre attention.

Si l’homme reste toujours un être libre et responsable de ses actes, on ne peut nier l’importance capitale de l’influence de l’environnement social sur son comportement.

 LE MENSONGE

La femme de maître Tang-Tu se prépare à aller faire ses courses au marché du village. A son fils âgé de 5 ans qui pleure et qui insiste pour l’accompagner, elle dit:

— Reste sagement à la maison. A mon retour je vais tuer le cochon pour te préparer un très bon repas.

Quand sa femme rentre du marché, maître Tang-Tu va chercher le cochon pour l’abattre. Sa femme lui dit:

— Je disais ça tout à l’heure juste pour calmer le petit. Il ne faut pas prendre la chose au sérieux.

Mais maître Tang-Tu répond:

— On ne doit pas traiter un enfant à la légère. L’enfant observe ses parents et imite tout ce qu’ils font. En disant des mensonges, nous lui apprenons à mentir.

Puis comme cela a été promis, maître Tang-Tu se met aussitôt à tuer le cochon.

Commentaire

Maître Tang-Tu était pauvre. Le cochon représentait une petite fortune pour sa famille. Mais il n’hésita pas à l’abattre pour ne pas donner le mauvais exemple à son jeune enfant en disant des mensonges. C’était un sage qui éduquait ses enfants en donnant toujours le bon exemple.

 L’OPINION PUBLIQUE

Un meurtre avait été commis dans la région par un homonyme de Tang-Sâm qui était un garçon honnête et vertueux. La mère de celui-ci fut prévenue par quelq

— Votre fils Tang-Sâm a assassiné un homme!

Mais elle rétorqua:

— Mon fils ne fait pas de mal à une mouche. Il est incapable de commettre un meurtre. Puis elle continua à travailler sur son métier à tisser.

Quelques instants plus tard, quelqu’un accourut et lui affirma:

— Votre fils Tang-Sâm a assassiné un homme!

La femme restait de marbre et continuait tranquillement son travail.

Un moment après, on vint lui annoncer:

— Votre fils Tang-Sâm a assassiné un homme!

La femme, prise de panique, jeta sa navette et s’enfuit en escaladant le mur pour ne pas être mêlée au meurtre soi-disant commis par son fils.

Commentaire

La mère de Tang-Sâm était absolument sûr que son fils était incapable de commettre un crime. Mais cette conviction fut ébranlée à la suite des rumeurs insistantes. Le vrai sage est celui qui sait résister à la pression de l’opinion publique.

 CHANCE ou MALCHANCE?

Un habitant du nord de la Chine vit un jour son cheval s’échapper et passer de l’autre côté de la frontière. Le cheval fut considéré comme perdu.

A ses voisins qui venaient lui présenter leur sympathie, le vieil homme répondit:

— La perte de mon cheval est certes un grand malheur. Mais qui sait si dans cette malchance ne se cache pas une chance?

Quelques mois plus tard, le cheval revint accompagnée d’une magnifique jument. Les voisins félicitèrent l’homme, qui leur dit, impassible:

— Est-ce une chance, ou est-ce une malchance?

Le fils unique du vieil homme fut pris d’une véritable passion pour la jument. Il la montait très souvent et finit un jour par se casser la jambe pour de bon.

Aux condoléances des voisins, l’homme répondit, imperturbable:

— Et si cet accident était une chance pour mon fils?

L’année suivante les Huns envahirent le nord du pays.

Tous les jeunes du village furent mobilisés et partirent au front. Aucun n’en revint.

Le fils estropié du vieil homme, non mobilisable, fut le seul à échapper à l’hécatombe.

Commentaire

Le sage ne tombe pas dans le désespoir devant le malheur, et ne se réjouit pas trop vite d’un événement considéré comme une chance.

Il cherche au contraire à consolider ses chances, et à garder sa confiance dans la vie même au milieu des pires difficultés.

Car la chance (ou la malchance) peut tourner à tout instant.

Et si dans le bonheur se cache parfois déjà le malheur, on connaît aussi le dicton:

« A quelque chose, malheur est bon ».

 LA PERTE D’UN MARTEAU

Un charpentier ne retrouve plus son marteau.

Il soupçonne le fils de la voisine du vol de son précieux outil de travail.

En observant la démarche du jeune homme, l’artisan reconnaît nettement celle d’un voleur.

D’ailleurs, tout chez le garçon:

son regard, son comportement, ses gestes, etc., trahit clairement sa culpabilité.

Quelques instants plus tard, le charpentier retrouve son marteau au fond de sa boîte à outils.

A partir de ce moment il constate que le comportement du fils de la voisine ne ressemble en rien à celui d’un voleur.

Commentaire

On a tendance à regarder le monde et les gens à travers ses sentiments et humeurs du moment.

Quand on aime quelqu’un, tout chez lui paraît beau, aimable.

Et quand nous soupçonnons une personne d’un méfait, tout ce que fait cette personne paraît à nos yeux suspect.

Le sage ne se laisse pas guider par ses humeurs et ses impressions subjectives.

LA MORT D’UN ETALON

Le roi Canh-Công avait un superbe étalon auquel il tenait comme à la prunelle de ses yeux.

Un jour le cheval mourut subitement.

Le roi fit amener le valet d’écurie devant lui et ordonna aux gardes de l’exécuter sur-le-champ. Maître An-Tu intervint:

— Sire, d’après Votre Majesté, que feraient les empereurs-sages Nghiêu et Thuân à votre place?

Le roi hésita un instant, puis dit aux gardes:

— Jetez le coupable en prison: nous l’exécuterons plus tard!

Maître An-Tu dit au roi:

— Le prisonnier va être décapité sans savoir pourquoi. Je pense qu’il serait juste que je lui indique les chefs d’accusation avant qu’on ne l’emmène.

— Vous avez raison, fit le roi.

Alors, s’adressant au prisonnier, maître An-Tu commença son réquisitoire:

— Tu as commis 3 crimes, tous passibles de mort.

Premièrement, le cheval que le roi t’avait confié est mort.

Deuxièmement, c’était le plus bel étalon du roi.

Enfin, en te livrant au bourreau, le roi ne manquera pas de provoquer la rancœur de tout le peuple; il sera critiqué par les souverains des États voisins: voilà ton dernier crime.

Tu es inexcusable.

Tu mérites la mort, le sais-tu?

Tu iras en prison en attendant d’être exécuté.

Le roi Canh-Công se ressaisit et dit à maître An-Tu:

— Relâchons le prisonnier.

Il ne faut pas que le peuple dise:

« Le roi est cruel et inhumain ».

Commentaire

L’habileté de maître An-Tu consistait à montrer au roi, de façon indirecte et détournée, combien sa décision d’exécuter le valet d’écurie était injuste et dangereuse.

Le roi Canh-Công a compris le fond de la pensée de maître An-Tu.

Sa sagesse consistait à savoir reconnaître son tort et à revenir sur sa décision, sans avoir peur de perdre la face.

 LES TIGRES

Au cours de son voyage dans une région montagneuse, Confucius rencontra un jour une paysanne en train de pleurer à chaudes larmes devant une grotte. Il s’arrêta et demanda à la femme la cause de sa détresse. Elle répondit:

— La région est infestée de tigres. Mon beau-père d’abord, puis mon père, tous les 2 ont été dévorés par eux. Aujourd’hui, mon fils vient d’être victime de ces bêtes sauvages. La vie est si cruelle!

Confucius dit à la femme:

— Pourquoi alors ne pas quitter la région?

Pourquoi ne pas aller vous installer ailleurs?

La femme répondit:

— Je préfère quand même rester ici, parce que les mandarins locaux sont moins corrompus et arbitraires que ceux des autres régions.

Confucius dit alors au disciple qui l’accompagnait:

— Retenez donc ceci:

Une administration corrompue et arbitraire est bien plus dangereuse que les tigres.

Commentaire

Cette histoire est particulièrement émouvante.

Elle montre que la corruption et l’arbitraire des gouvernants font plus de ravages dans le peuple que des hordes de bêtes sauvages.

 LE REFUS D’UN CADEAU

Le mandarin Công-Nghi-Huu était gouverneur d’une province de l’Etat de Lô. Un jour quelqu’un lui offrit une belle pièce de poisson, mais le mandarin refusa le cadeau. Son frère lui dit:

— Toi qui aimes tant les plats de poisson, pourquoi n’as-tu pas accepté le cadeau?

Le mandarin répondit:

— Si cet homme me fait un cadeau, c’est sûrement pour me demander une faveur.

Mais en essayant de le satisfaire, je risque d’enfreindre la loi et d’être démis de mes fonctions.

Et si cela arrivait, je n’aurais même plus de quoi acheter un poisson.

Donc si j’ai refusé le cadeau, c’est pour pouvoir continuer à avoir toujours du poisson à mes principaux repas…

Commentaire

Le mandarin n’a pas invoqué les principes moraux pour expliquer son refus d’accepter le cadeau.

Son argument peut paraître terre à terre, sans noblesse.

Mais c’était sans doute la manière la plus appropriée de se faire comprendre de son frère.

 LE DEVOUEMENT

Un jour maître Mac-Tu rendit visite à un vieil ami. Celui-ci lui dit:

— De nos jours personne ne songe plus à travailler pour le bien commun. Vous êtes sans doute le seul à vous dépenser encore en faveur de la communauté. Votre action ne représente qu’une goutte d’eau.

A quoi bon continuer?

Maître Mac-Tu répondit:

— Un homme a 10 enfants.

Un seul travaille à la rizière, les 9 autres ne font que s’amuser.

Ne pensez-vous pas que dans ce cas, celui des 10 qui travaille doit travailler plus dur encore?

S’il est vrai que de nos jours on ne songe plus guère à aider les autres, alors vous devriez m’encourager à faire plus d’effort, au lieu d’essayer de m’arrêter.

Commentaire

Dans une société individualiste et en pleine décomposition, les bonnes volontés ne doivent pas baisser les bras devant l’immensité de la tâche et l’indifférence générale.

Pour maître Mac-Tu, plus la situation est critique, plus on doit mobiliser ses énergies pour l’améliorer.

 LES CHAUSSURES

Le voisin d’un certain Luu-Ngung-Chi lui dit un jour:

— Ce sont mes chaussures que vous portez-là!

Luu ôta immédiatement ses chaussures et les remit à son voisin.

Peu de temps après, le voisin retrouva ses chaussures et rapporta à Luu les siennes.

Mais Luu refusa de les reprendre.

Le voisin de maître Tham-Lân-Si lui dit aussi un jour:

— Ce sont mes chaussures que vous portez-là!

Tham demanda en souriant:

 

 — Vous êtes sûr que ce sont les vôtres ?

Puis il ôta ses chaussures et les remit à son voisin.

Peu de temps après, le voisin retrouva ses chaussures et rapporta à Tham les siennes.

Tham dit:

— Ce ne sont donc pas vos chaussures?

Puis il reprit ses chaussures en souriant.

Commentaire

Même situation, deux attitudes différentes.

Il y a quelque chose de hautain dans l’attitude de Luu.

Par contre, Tham-Lân-Si s’est montré magnanime, indulgent, sans aucune nuance d’arrogance.

Accepter de reprendre ses chaussures, c’est reconnaître la bonne foi du voisin et rendre hommage à son honnêteté.

LANCES et BOUCLIERS

Un marchand d’armes avait l’habitude de vanter ainsi ses marchandises auprès des clients:

— Mes boucliers sont d’une qualité exceptionnelle. Rien ne peut les transpercer!

A d’autres clients il affirmait:

— Mes lances sont tellement aiguisées que rien ne peut leur résister: elles transpercent absolument tout!

Un client lui demanda un jour:

— Qu’arriverait-il si j’essayais de transpercer vos boucliers avec vos lances?

Le marchand restait coi.

Commentaire

Les anciens Chinois connaissaient déjà la « publicité mensongère! « 

Quand on ment, on finit tôt ou tard par se contredire.

Qui peut croire un individu qui se contredit lui-même?

La PERTE D’UN ARC

Le souverain du Royaume de So avait égaré son arc au cours d’une partie de chasse. Comme sa suite courait à gauche et à droite pour essayer de retrouver l’arc, le souverain dit :

— Inutile de continuer à chercher. C’est un habitant du Royaume de So qui a perdu un arc : ce sera un autre habitant du royaume de So qui le trouvera et en profitera. Ce n’est donc pas une perte.

Après avoir entendu cette histoire, Confucius dit :

— Dommage que l’esprit de solidarité du souverain soit encore ainsi limité. Au lieu de parler d’ « un habitant du Royaume de So », le souverain aurait dû dire :

« C’est un homme qui a perdu un arc : ce sera un autre homme qui en profitera.

Ce n’est donc pas une perte. »

Commentaire

La solidarité du souverain du Royaume de So se limitait à son royaume, tandis que celle de Confucius ne connaissait ni limites géographiques, ni différences nationales ou raciales.

C’était une solidarité universelle, sans frontières.

 La MORALE DE TÀO THÁO

Tào Tháo était un rebelle. Sa tête était mise à prix. Poursuivi par toutes les polices de l’Empire, il se réfugia un jour chez un vieil ami de la famille qui le reçut, ainsi que son compagnon, d’une façon très chaleureuse.

Le maître de maison dit ensuite à ses hôtes :

— Je vais m’absenter quelques heures, le temps d’aller acheter quelques cruches de bon alcool de riz pour fêter votre visite.

Après le départ du vieil ami, Tào Tháo dit à son compagnon :

— Le départ précipité de ce vieux me semble suspect. Qui peut savoir s’il ne va pas avertir les autorités, et empocher ainsi la prime ?

Tào Tháo et son compagnon firent discrètement le tour de la maison. Ils entendirent des gens discuter entre eux :

— Il faut bien le ligoter avant de l’égorger…

Convaincu de la trahison du vieil ami, Tào Tháo dit à son compagnon :

— Il faut agir vite, avant qu’ils ne tombent sur nous.

Tào Tháo et son compagnon tirèrent aussitôt leur épée et se mirent à tuer toutes les personnes qui se trouvaient dans la maison, n’épargnant ni femme ni enfant. Ils fouillèrent partout dans la maison. Arrivés dans la cuisine, ils découvrirent un cochon ligoté en attente d’être égorgé ! Tào Tháo dit à son compagnon :

— Nous avons commis une effroyable erreur. Nous avons assassiné 8 personnes innocentes.

Les deux hommes montèrent à cheval et filèrent à toute vitesse.

Sur la route ils rencontrèrent le vieil ami qui revenait du village voisin, les bras chargés de victuailles.

Sans aucune hésitation, Tào Tháo tira son épée et trancha d’un coup sec la tête du vieil ami.

Le compagnon, horrifié, demanda la raison de cet acte sauvage. Tào Tháo répondit :

— Le vieil homme, après la découverte de notre crime, n’aurait pas manqué d’alerter les autorités, et notre vie serait en danger. Il vaut encore mieux commettre une injustice que risquer de subir soi-même un tort !

Commentaire

Les Chinois aiment raconter cette histoire pour montrer comment un homme peut devenir aussi méchant et cruel. Les premiers meurtres avaient pour cause le caractère soupçonneux de Tào Tháo, mais celui commis sur la personne du vieil ami ne pouvait s’expliquer que par l’égoïsme et la sauvagerie de ce rebelle.  » Il vaut encore mieux commettre une injustice que risquer de subir soi-même un tort !  » : cette devise de Tào Tháo est le summum de l’inhumanité et de la cruauté.

Une histoire pleine de sagesse: Les gros cailloux de la vie !

Un jour, un vieux professeur de l’École nationale d’administration
publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur La
planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de
dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.

Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation.

Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière « .

Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un,
lentement, puis leur dit :

« Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof
sortit un immense pot Mason d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui.                                        

Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.
Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y
ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves

et leur demanda :

« Est-ce que ce pot est plein? ».

Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment? ».

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier.                                                                                   

Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux… jusqu’au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et

redemanda : « Est-ce que ce pot est plein? ».

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L’un d’eux répondît:

« Probablement pas! ».

« Bien! »

répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une
chaudière de sable.

Avec attention, il versa le sable dans le pot.

Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il demanda :

« Est-ce que ce pot est plein? ».

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves
répondirent :

« Non! ».

« Bien! » répondît le vieux prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet
d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’a ras bord.

Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :

« Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? « 

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît :

« Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda
est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter
plus de rendez-vous, plus de choses à faire « .

« Non » répondit le vieux prof.

« Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante: si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors :

« Quels sont les gros cailloux dans votre vie? »

« Votre santé? »
« Votre famille? »
« Vos ami(e)s? »
« Réaliser vos rêves? »
« Faire ce que vous aimez? »
« Apprendre? »
« Défendre une cause? »
« Relaxer? »
« Prendre le temps…? »
« Ou… toute autre chose? »

« Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir…sa vie.

Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.

Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question :
« Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie? »
Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie) »
D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Auteur inconnu

Un bouquet de bonheur…

Pour pouvoir composer « un bouquet de bonheur »

Il faut bien commencer par semer dans nos cœurs.

Une graine de paix, d’amour  et d’indulgence,

Une autre de charité, d’union et de tolérance.

Lorsque ces graines germeront dans nos consciences,

Nous pourrons récolter ces fleurs  en abondance,

Composer un bouquet à notre propre convenance,

Un bouquet embaumé d’une suave fragrance.

Un petit brin de paix et nous serons sans guerre,

Un petit brin d’amour et nous serons des frères,

Un grand brin d’indulgence pour savoir pardonner,

Un petit brin de charité pour aider son prochain.

Un petit brin d’union, et nous serons des alliés,

Un dernier bras de tolérance et voici le bouquet !

« Un bouquet de bonheurs » de nos cœurs  transformés,

Rendront le monde heureux, allons-nous le composer ?

Auteur inconnu

Le Vilain Petit Canard 

(en danois : Den grimme ælling) est un conte pour enfants écrit par Hans Christian Andersen en juillet 1842, après l’échec de la pièce de théâtre L’Oiseau dans le poirier, qui fut sifflée à la première.

Dans ce conte, Andersen a placé les principales périodes de sa vie.

Résumé

Alors que le vilain petit canard est encore dans l’œuf, sa mère est tuée par un chasseur. Une cane ramasse l’œuf abandonné et le met avec ses autres œufs.

Quand les œufs éclosent, le vilain petit canard ne ressemble pas à ses frères et sœurs de couvée.

Rejeté de tous, à cause de ce physique différent, il est contraint de quitter sa « famille » et de partir, loin, pour ne plus subir leurs moqueries et leurs coups.

Sur son chemin, ceux qu’il rencontre ne l’acceptent pas vraiment non plus.

Un jour, cependant, ébloui par la beauté des cygnes, le vilain petit canard décide d’aller vers eux et réalise, en se mirant dans l’eau, qu’il n’est plus un vilain petit canard (et qu’il n’a, en fait, jamais été un canard), mais qu’il est devenu un magnifique cygne.

Enfin il se fait aimer plus que tous et devient plus beau que jamais.

Commentaire

La mère du vilain petit canard était un cygne.

Analyse

Il est question de récit de formation, voire de récit initiatique à propos du Vilain Petit Canard, qui montre comment l’enfant, en grandissant, doit apprendre à se connaître lui-même et s’accepter tel qu’il est, même si son entourage lui renvoie de lui-même une image négative et ne l’aide pas à développer l’estime de soi.

On peut aussi y voir un aspect initiatique moins général : une différence (objective) peut être motif de moquerie et d’exclusion, soit un handicap, et devenir, avec le temps ou selon le point de vue, un atout, un objet valorisant, un motif de reconnaissance.

Mais une interprétation autobiographique retiendra la revanche du poète (le cygne)1 sur les gens ordinaires (les canards), lorsqu’il découvre un milieu qui lui permet de reconnaître son talent.

Notes et références

Le cygne, oiseau consacré à Apollon, est traditionnellement associé au poète et au sublime. 

Homère est surnommé Le Cygne d’Ionie, 

Virgile Le Cygne de Mantoue, 

Shakespeare The Swan of Avon, 

Fénelon Le Cygne de Cambrai.

(Source Wikipédia)

Le vieux caniche et le léopard

Une vieille dame décide d’aller faire un safari photo en Afrique.
Elle emmène son fidèle vieux caniche pour lui tenir compagnie.

Un jour, le caniche part à la chasse aux papillons et s’aperçoit qu’il s’est perdu.
Errant au hasard en tentant de retrouver son chemin, il voit un léopard courir vers lui avec l’intention visible de faire un bon repas.

Le vieux caniche pense : « Oh, oh! Je suis vraiment dans la merde, là ! »

Remarquant les quelques os d’une carcasse qui traîne sur le sol à proximité, il se met aussitôt à mâcher les os, et voit un léopard qui approche. Il fait semblant de ne pas le voir…

Quand celui-ci est sur le point de lui sauter dessus, le vieux caniche s’exclame haut et fort : « Ouais, ce léopard était vraiment excellent ! Je me demande s’il y en a d’autres par ici ? »

En entendant cela, le jeune léopard interrompt son attaque en plein élan, il regarde le caniche avec effroi et s’enfuit en rampant sous les fourrés.

« Ouf ! », soupire le léopard, « c’était tout juste. Ce vieux caniche a failli m’avoir ! »

Cependant, un vieux singe, qui avait observé toute la scène d’une branche d’arbre à proximité, se dit qu’il pourrait mettre à profit ce qu’il sait en négociant avec le léopard et obtenir ainsi sa protection.
Il part donc le rattraper, mais le vieux caniche, le voyant courir à toute vitesse après le léopard, réalise que quelque chose doit se tramer.

Le singe rattrape le léopard, lui dévoile le pot aux roses, et lui propose un marché.

Le jeune léopard est furieux d’avoir été trompé : « Viens ici le singe, monte sur mon dos, et tu vas voir ce qui va arriver à ce petit malin ! »

Le vieux caniche voit le léopard accourir avec le singe sur son dos et s’inquiète : « Que vais-je faire maintenant ? »

Mais au lieu de s’enfuir, le chien s’assied dos à ses agresseurs, faisant semblant une fois de plus de ne pas les avoir vus, et juste au moment où ils arrivent à portée de voix, il s’exclame :
« Où est donc ce foutu singe ? Ça fait une heure que je l’ai envoyé me chercher un autre léopard ! »

Morale de cette histoire :
on ne plaisante pas avec les vieux de la vieille. L’âge et la ruse arriveront toujours à triompher de la jeunesse et de la force !
L’astuce et l’esprit viennent seulement avec l’âge et l’expérience.

(Auteur inconnu)

Le vieil homme et le chien…Daniel Boy

Transparent au regard des passants trop pressés,
Un vieil homme est assis, transi et affamé,
Sous un porche à l’abri des frimas de janvier.
Il implore un sourire, une pièce de monnaie.

Passe un chien dans la rue, un chien de pedigree,
Une voiture suit, heurte le canidé.
Aussitôt extirpés de leurs logis douillets
Accourent de partout des bourgeois empressés.

« Ne le laissez pas là, amenez-le chez moi
J’ai une couverture afin qu’il n’ait pas froid ! »
Quelques instants après, l’animal est pansé,
Dorloté, réchauffé, maintes fois caressé.

Au dehors dans la rue le silence est tombé
Tout le monde est rentré, a fermé ses volets.
Sous son porche à l’abri des frimas de janvier
Le vieil homme soudain s’est mis à aboyer.

Daniel Boy
In des Rimes et des rames
Editions de la voûte

Le sourire

C’est toujours un cadeau
Il coûte un peu d ‘effort
Mais donne du réconfort,
C’est une preuve d’affection,
Un peu de compréhension

Un sourire n’a pas d’âge
Si un petit bébé
Est capable de le donner,
Vous qui êtes âgés
Essayez ! Vous verrez

Un sourire c’est joli …
Au lieu d’être déprimé
De rester enfermé,
Sortez donc vos fossettes …
Voyez l’effet que vous faites.

C’est un rayon de soleil
Comme un brin de lumière,
Qui descend sur la Terre,
Il apporte dans le cœur
Un instant de bonheur.

Un sourire fait du bien
Tiens ! Votre sourire revient
Et il vous fait du bien.
La vie est plus facile
Lorsqu’on se sent utile …

Jean-Claude Brinette

Le sage et l’oiseau

Dans nos sociétés modernes occidentales, on nous incite toujours à consommer davantage.

Quitte parfois même à s’endetter pour flatter un ego qui en veut toujours plus.

Or le danger est de comparer nos biens à ce que possède le voisin.

De ce fait, on focalise plus sur ce que nous n’avons pas plutôt que d’apprécier ce que nous avons.

Et poussé à l’extrême, nous pouvons perdre beaucoup plus que la mise de départ, influencé par cet ego jamais rassasié.

Ce fut justement le cas de cet empereur qui voulait toujours acquérir plus de territoire, alors que son royaume était en proie à une terrible menace.

En ces temps anciens, le pays était morcelé par des guerres où chaque seigneur désirait agrandir les frontières de son fief.

C’est ainsi que Le roi Lodin avait décidé de conquérir le royaume d’un autre seigneur.

Selon des rapports établis, son armée était bien inférieure en nombre et moins bien équipée que la sienne.

Seulement, durant les préparatifs, ses espions lui signalèrent qu’un autre roi voisin rassemblait ses troupes à la démarcation des deux pays, attendant sans doute que l’armée de Lodin quitte le royaume pour l’envahir.

Malgré ce danger imminent, le souverain ne voulait rien savoir, aveuglé par son projet de conquête.

Devant cette obstination, ses conseillers craignaient le pire.

Pourtant, un de ses meilleurs ministres eut le courage de lui parler franchement.

Il fut révoqué immédiatement !

À cette époque, un seul homme qui se nommait Samonin pouvait faire entendre raison au roi.

C’était une sorte de mage qui vivait en bordure de la forêt.

On disait qu’il avait connu les « Grandes Guerres » d’antan.

Il était énormément respecté pour cela et aussi pour les conseils souvent très avisés qu’il dispensait de temps à autre à la cour.

Le dignitaire destitué lui rendit visite pour lui demander d’intervenir auprès du roi avant que le pays ne soit jeté en pâture au seigneur belliqueux voisin.

Le sage lui promit d’intervenir…

Quelques jours plus tard, le mage apparut dans la salle du trône, les vêtements sales, les mains ligotées, prisonnier d’un des gardes-chasse royal.

Le roi Lodin reconnut immédiatement le vénérable sage.

Il le connaissait très bien car il l’avait déjà consulté et ainsi bénéficié de ses judicieux conseils à maintes reprises.

Outré, il demanda aussitôt des explications à son garde, avant de le réprimander sévèrement.

Ce dernier se prosterna et défendit sa cause en expliquant qu’il avait surpris le dénommé Samonin en flagrant délit de braconnage dans le parc Royal.

Pour preuve, il brandit l’objet du délit en brandissant l’arc confisqué au contrevenant.

Le roi perplexe se tourna alors vers le vieux maître et lui demanda des explications.

Ses mains déliées, Samonin lui raconta son étrange petite aventure.

Alors qu’il partit chasser dans la forêt, à la bordure du parc royal, il guettait l’envol d’une proie lorsque soudain l’aile d’une pie frôla son chapeau.

Elle se posa à la lisière du parc.

Elle avait frôlé le sage sans le voir et maintenant, elle était dans sa ligne de mire, à sa merci.

Intrigué, Samonin s’approcha pour découvrir pourquoi l’oiseau avait omit toute prudence.

Le volatile fit quelques sauts dans les sous-bois et s’immobilisa, comme prêt à fondre sur une proie.

Le vieux mage s’avança encore sans se faire remarquer et vit ce qui subjuguait tant la pie, au point d’oublier sa propre sécurité.

Elle attendait qu’une mante religieuse, cachée derrière une feuille, s’empare d’une cigale, pour bondir et manger les deux insectes à la fois !

Voulant profiter d’une double ration, elle n’avait pas vu le chasseur derrière elle.

Ainsi est la nature animale, aveuglés par leur appétit, les bêtes oublient de se garder du danger.

Perdu dans ces pensées, c’est à ce moment-là que le vieux mage fut pris comme un vulgaire braconnier.

Et il se fit alors la réflexion suivante :

Ainsi est la nature humaine, captivé par le monde extérieur, l’homme oublie de se garder lui-même !

Le roi Lodin comprit la parabole du vieux sage et renonça à son projet d’invasion, échappant de justesse au piège qu’avaient fomenté ses deux souverains voisins.

Et vous ?

Laissez-vous facilement influencer par votre ego ?

Auteur,Jean-Charles Dimier

Le roi et le jardin

Il y avait un jour un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d’arbres, de plantes et de fleurs et son jardin était d’une grande beauté.

Chaque jour, il s’y promenait: c’était pour lui une joie et une détente.  

Un jour, il dût partir en voyage.

À son retour, il s’empressa d’aller marcher dans le jardin.

Il fut désolé en constatant que les plantes et les arbres étaient en train de se dessécher.

Il s’adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s’était passé. Le pin lui répondit:

«  J’ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirais les bons fruits qu’il porte. Je me suis découragé et j’ai commencé à sécher. »

Le roi alla trouver le pommier:                                     

lui aussi se desséchait…Il l’interrogea et il dit: 

«  En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher. »

Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit:

« Comme c’est dommage que je n’ai pas l’âge de l’érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l’automne. Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs? Je me suis donc mise à dessécher. »

Poursuivant son exploration, le roi aperçut une magnifique petite fleur.      

Elle était toute épanouie.

Il lui demanda comment il se faisait qu’elle soit si vivante. Elle lui répondit: 

«  J’ai failli me dessécher, car au début je me désolais. Jamais je n’aurais la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l’année; ni le raffinement et le parfum de la rose. Et j’ai commencé à mourir mais j’ai réfléchi et je me suis dit:  

«  Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d’autre à ma place, il l’aurait planté. Si donc, il m’a plantée, c’est qu’il me voulait, moi, telle que je suis. »

Et à partir de ce moment, j’ai décidé d’être la plus belle possible! »

Auteur(e) inconnu(e)

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.

Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C’est le prophète saint prosterné devant l’arche,
C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.

Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! Les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas

Le sombre accablement d’être en ne pensant pas.
Ils s’appellent vulgus, plèbes, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N’a jamais de figure et n’a jamais de nom ;

Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans nœud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s’écroule en nuage ;

Ceux qu’on ne connaît pas, ceux qu’on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L’ombre obscure autour d’eux se prolonge et recule ;
Ils n’ont du plein midi qu’un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! Ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l’on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l’astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l’âme,

Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N’attendre rien d’en haut ! Ciel ! Oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d’immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j’aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu’une âme en vos cohues !

Victor HUGO (1802-1885)

Le grillon : Petite histoire pleine de sens:

Un amérindien et son ami, en visite au centre ville de New York, marchaient près de Times Square dans Manhattan.

C’était durant l’heure du lunch et les rues étaient bondées de monde. Les autos klaxonnaient de plus belle, les autos taxi faisaient crisser leurs pneus sur les coins de rue, les sirènes hurlaient et les bruits de la ville rendaient presque sourd.                                                                   

Soudain, l’amérindien dit :

« j’entends un grillon. »

Son ami répondit, « Quoi? Tu dois être fou. Tu ne pourrais jamais entendre un grillon au milieu de tout ce vacarme! »

« Non, j’en suis sûr, » dit l’amérindien,                                     

  »j’entends un grillon. »

« C’est fou, » dit l’ami.

L’amérindien écouta attentivement pendant un moment, puis traversa la rue jusqu’à un gros planteur en ciment où poussaient quelques arbustes.             

Il regarda à l’intérieur des arbustes, sous les branches et avec assurance il localisa un petit grillon.                                      

Son ami était complètement stupéfait.

« C’est incroyable, » dit son ami.                                                           

« Tu dois avoir des oreilles super-humaines ! »

« Non, » répondit l’amérindien.                                                             

« Mes oreilles ne sont pas différentes des tiennes.                             

Tout ça dépend de ce que tu cherches à entendre. »

« Mais ça ne se peut pas ! » dit l’ami.                                                 

« Je ne pourrais jamais entendre un grillon dans ce bruit. »

« Oui, c’est vrai, » répliqua l’amérindien.                                             

« Ça dépend de ce qui est vraiment important pour toi. Tiens, laisse-moi te le démontrer. »

Il fouilla dans sa poche, en retira quelques sous et discrètement les jeta sur le trottoir.                                                          

Et alors, malgré le bruit de la rue bondée de monde retentissant encore dans leurs oreilles, ils remarquèrent que toutes les têtes, jusqu’à une distance de sept mètres d’eux, se tournaient et regardaient pour voir si la monnaie qui tintait sur le pavement était la leur.

« Tu vois ce que je veux dire? » demanda l’amérindien. « Tout ça dépend de ce qui est important pour toi. »

Auteur inconnu

La légende des deux faucons

Le roi d’un pays lointain reçut un jour comme offrande deux jeunes faucons qu’il remit sans tarder au fauconnier pour qu’il les dresse.

Au bout de quelques mois, le roi demanda au maître fauconnier des nouvelles concernant le dressage des deux précieux oiseaux.

Celui-ci l’informa qu’un des deux faucons répondait parfaitement au dressage, mais que l’autre n’avait pas bougé de la branche où il l’avait posé le premier jour.

Le roi fit venir des guérisseurs de toutes sortes pour qu’ils voient le faucon, mais personne n’arriva à faire voler l’oiseau.                                          Il confia alors la mission aux membres  de la cour, mais rien de plus ne se passa…

Désespéré, le roi décida de faire savoir à son peuple qu’il donnerait une juteuse récompense à la personne qui arriverait à faire voler le faucon. Et dès le lendemain matin, il vit le faucon en train de voler élégamment devant les fenêtres du palais.

Le roi dit à sa cour :

« Amenez-moi l’auteur de ce miracle ! ». Et un modeste paysan se retrouva alors devant lui.

Le roi lui demanda :                                                                                         

« C’est toi qui as fait voler le faucon ? Comment as-tu fait ?                                                        

Est-ce que tu es magicien ?

Intimidé, le paysan dit au roi :                                       

« Ce n’est pas de la magie ni de la science, Majesté, j’ai juste coupé la branche et le faucon a volé. Il s’est rendu compte qu’il avait des ailes et il a commencé à voler. »

La légende raconte que depuis ce jour, le faucon vola librement et sans restriction aucune et le roi simplement prenait plaisir à le regarder…

Et vous, sur quelle branche êtes-vous accroché, qui vous empêche de vous envoler ?

Source : inconnue

La chaîne et le peigne

Il y avait une fois, en quelque lieu du monde, deux époux dont l’amour n’avait cessé de grandir au creux de leur chaumière, depuis le jour de leur mariage.
Ils étaient très pauvres et chacun d’eux savait que l’autre portait en son cœur un désir inassouvi : lui avait une montre en or pour laquelle il ambitionnait secrètement d’acquérir un jour une chaîne du même métal précieux.
Elle avait de grands et beaux cheveux, et rêvait d’un peigne de nacre pour les serrer sur sa nuque.

Avec les années qui passaient, lui en était venu à penser au peigne plus qu’à la chaîne de montre, cependant qu’elle oubliait la nacre en cherchant comment acheter la chaîne rutilante.

Depuis longtemps ils n’en parlaient plus, mais leur esprit secrètement nourrissait le projet impossible.
Au matin de leurs noces d’or, le mari eut la stupeur de voir son épouse avancer vers lui les cheveux coupés ! « Qu’as-tu fait, mon amie ? »

Elle ouvrit alors ses mains dans lesquelles brillait la chaîne d’or : « Je les ai vendus pour acheter la chaîne qui accompagnera ta montre.
« Ma pauvre amie, s’écria-t-il en ouvrant ses propres mains dans lesquelles resplendissait la nacre, j’ai vendu la montre pour t’acheter le peigne ! »

Et de tomber dans les bras l’un de l’autre, dépouillés de tout, riches de leur seul amour…

Apologue médiéval, Gérard Bessière

La leçon de guitare

J’étais ce qu’on appelle un « homme pressé » et, dans mon cas, cela signifiait aussi un « homme stressé »: papiers administratifs, factures, comptes, prospection des clients, le quotidien d’une entreprise est passionnant mais c’est aussi une tâche lourde à assumer.

Souvent le soir, lorsque je rentrais fatigué après une longue journée, je n’étais pas aussi disponible que je le voulais pour ma famille. Mes enfants le sentaient bien:

Papa, détends toi, viens jouer avec nous ». Mais rien n’y faisait, plus j’essayais de me calmer, moins j’y parvenais.

J’ai essayé beaucoup de choses et pas toujours les meilleures pour diminuer mon stress : médicaments, alcool, manger des sucreries n’ont pas d’effets durables et sont mauvais pour la santé.

Bizarrement, c’est mon professeur de guitare qui a résolu le problème

Je prenais une leçon hebdomadaire. C’est un réel plaisir pour moi de sentir vibrer la caisse de l’instrument comme si elle faisait écho à mes propres sentiments.

Mais la pratique de la guitare demande discipline et disponibilité d’esprit.

Or, ce jour là, je rejouais sans cesse le même passage, mais il n’y avait rien à faire: les sons ne « sonnaient » pas, ma musique n’avait pas d’âme. Au bout de quelques mesures, je me suis emporté: « Bon Dieu je n’arrive pas à me détendre! »

Mon professeur a souri. Il m’a enlevé l’instrument des mains et s’est mis à triturer les mécaniques en bout de manches jusqu’à ce que les cordes soient toutes distendues. Il m’a redonné la guitare en me disant: « Maintenant, joue! »

J’étais surpris mais j’ai obéi. Évidemment, le morceau était inaudible.

Le professeur a repris la guitare et cette fois-ci, il a tiré les cordes au maximum. Lorsqu’il me l’a redonnée, celles-ci étaient si tendues qu’il ne m’a fallu que quelques secondes et un aller-retour sur le manche pour casser le mi et le la.

Tout penaud, je lui lançais un regard interrogateur. Il me dit alors:

« Tu vois, nous sommes tous comme cette guitare: trop mous, nous ne sommes bons à rien et trop tendus, nos nerfs lâchent.

Crois-moi, la solution c’est LE JUSTE MILIEU. Chaque fois que tu cherches à te détendre, rappelle-toi la manière dont tu accordes ta guitare :

le son est toujours plus beau quand les cordes ne sont ni relâchées, ni trop tendues. »

Auteur inconnu

L’achat impossible

Un jeune couple entra dans le plus beau magasin de la ville.

L’homme et la femme regardaient les nombreux jouets colorés, alignés sur les étagères, suspendus au plafond ou présentés en un gai désordre sur les rayonnages.
Il y avait des poupées qui pleuraient, d’autres qui riaient.
Il y avait des jouets électriques, des cuisines miniatures où l’on pouvait confectionner des gâteaux ou des pizzas.
Ils n’arrivaient pas à se décider, quand une gracieuse vendeuse s’approcha d’eux.
« Voyez », explique la jeune femme,   

« nous avons une petite fille,toute jeune encore, mais nous sommes absents toute la journée et souvent le soir. »
« C’est une petite fille qui ne sourit pas beaucoup », ajouta l’homme.
« Nous voudrions quelque chose qui la rende heureuse, reprit la femme, même quand nous ne sommes pas là.

Quelque chose qui la rende heureuse aussi quand elle est seule. »

« Je regrette », dit la vendeuse avec un gentil sourire, « mais nous ne vendons pas de parents. »

Source inconnue

Le poids du beurre

Le boulanger d’une petite ville achetait son beurre à un fermier de la localité.
Un jour en rentrant chez lui, le boulanger pesa le beurre qui venait de lui être vendu, et se rendit compte alors que le fermier avait réduit la quantité de beurre tout en exigeant le même prix.
Il accusa le fermier de fraude, lui intenta un procès, et tous deux se retrouvèrent devant le juge.
Celui-ci demanda au fermier :
- Pour peser votre beurre, avez-vous des poids à mesurer ?
- Ah non, Monsieur…
- Mais comment faites-vous alors pour mesurer le beurre que vous vendez ?
Le fermier répondit :
- Et bien, lorsque le boulanger a commencé à acheter son beurre chez moi, j’ai pensé qu’il était juste que j’achète mon pain chez lui.
Depuis ce jour, j’utilise son pain d’un demi-kilo comme mesure pour le beurre que je vends…

Moralité… :

La faute que nous voyons chez l’autre est souvent le reflet de la nôtre…

Auteur inconnu

Il meurt lentement…..                         

« Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,                  

celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique,         

celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,                                                                                            

celui qui ne se laisse…jamais aider             

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude,

refaisant tous les jours les mêmes chemins,                               

ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements.

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d’émotions,

celles qui redonnent la lumière

dans les yeux et

réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu’il est malheureux au travail

ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui  qui, pas une seule fois dans sa vie,

n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd’hui!

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d’être heureux! »

Pablo Neruda

 

D'autres nouvelles

Citations du Jour

Archives

septembre 2018
D L Ma Me J V S
« août    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Copyright

Copyright ©AM 2005-2018 Colbert Hier,Ain-Oulmène Aujourd’hui.All Rights Reserved.

Pensées & Hommage

Albums

  • Album : *Objets de rêve de Jeunesse
    <b>Rodeo</b> <br />
  • Album : Equipe de Football 2
    <b>Etoile de Foot de Ain-Oulmène</b> <br />
  • Album : Equipe de Football
    <b>Djamel Chamana évoluant à l'ESS de Sétif,1968-1969</b> <br />
  • Album : Objets de rêve de Jeunesse
    <b>Kalmine</b> <br />
  • Album : Paysages de la Région de Ain-Oulmène
    <b>Le cèdre de Rawhanya,08-04-2011</b> <br />
  • Album : Edifices du village de Colbert
    <b>La station de pompage de l'ancien château et le silo de la S.I.P à droite construit en 1911</b> <br />
  • Album : Ain-Oulmène 2
    <b>Route de Bir Haddada </b> <br />
  • Album : Photos de jeunesse,62-76
    <b>Campagne de reboisement,65-70</b> <br /> Debout à gauche,Chérif Djarmouni,Accroupis à gauche Kharchi Lemnaouer

Pensées & Hommage

Photo Souvenir

Édifice colonial,ex siège de la gendarmerie En arrière plan à droite, la ex remonte En arrière plan,à gauche l'ex prion coloniale en ruines.

Édifice colonial,ex siège de la gendarmerie
En arrière plan à droite, l'ex remonte
En arrière plan, à gauche l'ex prison coloniale en ruines.

Sondage

Dites-moi ce qui ne va pas ds le blog ?

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...

Photos sur flickr

Amérique du Nord

Nucléaire iranien : Après des mois de menaces, Trump annonce sa sortie de l’accord

Le président des États-Unis a annoncé mardi qu’il rétablissait le ...

Amérique du Sud

Les Colombiens rejettent l’accord de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc)

Contre toute attente, les Colombiens ont rejeté dimanche, de peu, ...

Asie-Pacifique

Les Rohingya du Myanmar – Des pions dans la guerre que les Anglais livrent aux Chinois par l’intermédiaire des djihadistes saoudiens

L’attention des médias est dirigée vers des violences ethniques mineures ...

Carnet de décès

Remerciements

Remerciements

Contribution,Débats & Idées

Les chatons-monstres de Daech

Les chatons-monstres de Daech

La portée maudite est généreuse ! Sur le terrain, la naissance de ...

Culture

Le chanteur Djamel Allam est décédé

Le chanteur Djamel Allam est décédé

Le chanteur Djamel Allam est décédé samedi après-midi dans un ...

Economie

A quelques jours de la fête de l’Aïd El Kébir,le prix du mouton,les prix des fruits et légumes prennent des ailes

A quelques jours de la fête de l’Aïd El Kébir,le prix du mouton,les prix des fruits et légumes prennent des ailes

Comme les années écoulées,le prix du mouton demeure toujours inaccessible ...

Europe

Photojournalisme : Visa pour l’image récompense une femme

Photojournalisme : Visa pour l’image récompense une femme

Le festival du photojournalisme Visa pour l’image a couronné, samedi ...

Hommages & Pensées

Hommage & Pensées

Hommage & Pensées

Photo prise le 02 Juillet 2011, Ces gens-là… Hommage à nos Aînés,décédés ...

Planète,Environnement & Climat

Absence de campagne de prévention contre les incendies au niveau de la Daïra de Ain Oulmène en cette saison estivale

Absence de campagne de prévention contre les incendies au niveau de la Daïra de Ain Oulmène en cette saison estivale

Djebel Boutaleb (Sud de Ain Oulmène) D’habitude à la veille de ...

Portrait

Mort d’André Glucksmann, le philosophe en colère

Le philosophe André Glucksmann, né à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 19 juin ...

Proche Moyen Orient

Nous n’arrêterons pas de filmer, nous n’arrêterons pas d’écrire

Nous n’arrêterons pas de filmer, nous n’arrêterons pas d’écrire

Gideon LEVY La Knesset pourrait agir non seulement contre la presse, ...

Reportage

Le plus vieux cimetière d’El Gasriya de la ville de Ain Oulmène est abandonné depuis les « années 90 »

Le plus vieux cimetière d’El Gasriya de la ville de Ain Oulmène est abandonné depuis les « années 90 »

Photos à l’appui, le cimetière d’El Gasriya de la ville ...

Sciences & HighTech

Algérie Télécom annonce une coupure totale d’internet ADSL du jeudi à 18H30 à vendredi à 6H00

Algérie Télécom annonce une coupure totale d’internet ADSL du jeudi à 18H30 à vendredi à 6H00

Chez nous, Algérie Télécom ,est le seul provider Internet qui ...

Université

ENS d’El Eulma : Les étudiants maintiennent leur mouvement de grève comptent durcir encore le ton si leurs revendications ne sont pas prises en charge

ENS d’El Eulma : Les étudiants maintiennent leur mouvement de grève comptent durcir encore le ton si leurs revendications ne sont pas prises en charge

Grève ENS El Eulma,03-12-2017 Les étudiants de l’école normale supérieure (ENS) ...

Le blog de Zorg |
BER_KANNOISE |
De bonne heure, de bonne hu... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Amitié et fraternité
| p'titbeurre
| THAMES FALCON