Vestiges romains de Ain Oulmène

22 septembre 2020

Histoire

Vestiges romains de Ain Oulmène

Vestiges romains de Ain OulmèneLes premiers sarcophages en pierre datant de la période romaine ont été découverts dans les années 58-60 à Ain Oulmène ex Colbert, exactement au Nord de l’école des garçons ex collège,limitrophe du camp militaire lors de la fouille pour la réalisation d’une piscine.

Vingt ans après, une autre découverte a été enregistrée lors des premières fouilles du projet des 400 logements au Nord du centre-ville de Ain Oulmène dont les travaux de réalisation de ce projet ont été entrepris par la Direction Nouvelle pour la Construction, une filiale de construction de l’armée nationale populaire (DNC-ANP).

Par ailleurs,des restes de vestiges romains (sarcophages, poterie, récipients de mesure pour céréales etc…) ont été retrouvés sur plusieurs hectares aux Douars des Blalites et de Bir G’ssaia,situés respectivement à près de quelques kilomètres au Nord-Est et au Sud-Ouest de Ain Oulmène.

Une certitude, est que les romains ont bien « séjourné » pendant des centaines d’années dans cette région et beaucoup reste à découvrir et ce n’est que la partie visible de l’iceberg.

Malheureusement, toutes ces découvertes ont été ignorées par les pouvoirs publics et désintéressées par les services concernés.

Et depuis, aucune recherche ne s’est poursuive pour déterminer la signification historique de ces importantes découvertes.

Dommage !!!

4 Réponses à “Vestiges romains de Ain Oulmène”

  1. Tfoyl Dit :

    Bonjour,

    Merci pour cet article et pour avoir relancé ce sujet hélas délaissé de nos jours.
    Ce qui est sûr, c’est que la présence romaine dans notre contrée ne fait plus aucun doute, que ce soit de par les vestiges déterrés ou les récits historiques attestés.
    J’ai lu quelque part (je n’ai malheureusement pas la référence sous la main) que les lorsque les premières légions romaines sont arrivées dans notre région, il y a eu une farouche résistance de la part des autochtones (une bataille rangée aurait eu lieu du côté de l’actuel Kasr El Abtal).
    Malheureusement, l’armement de nos ancêtres, qui se réduisait à quelques armes blanches et autres lance-pierres, ne leur a pas permis d’affronter les régiments romains mieux organisé et mieux dotés (avec cavalerie, etc.), ce qui a fait que nos vaillants résistants ont dû battre en retraite et se réfugier sur les collines de l’ouest. Ce qui expliquerait les vestiges actuels de la muraille qu’on trouve du côté de Ouled Si Ahmed, laquelle aurait été bâtie comme rempart contre les envahisseurs.
    Pour le reste, ce n’est un mystère pour personne que le découpage des terres fertiles entre la région de Mezloug et le Hodna ont été à l’origine l’oeuvre de l’administration romaine, qu’ils appelaient « centuriations ». Concernant Ain Oulmène, ce qui est connu aujourd’hui comme « Chatt/Kouanna » résulte de ce partage séculaire, repris consécutivement ensuite par les différents nouveaux venus (Arabes, Turcs, Français…). Pareil pour les voies de communication (routes, etc.), cela provient à l’origine de l’époque romaine quand les garnisons militaires étaient installées au fur et à mesure de l’avancée de l’armée.
    J’irai même plus loin, le mot « swared » qui est resté dans notre langage synonyme d’argent vient à l’évidence de cette période où la paie des militaires était en « soldi », pluriel du latin « soldo » (le douzième d’une lire). L’arabisation de la région a fait glisser « soldi » vers « sordi », puis le pluriel « swared ».

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  2. KN Dit :

    Merci pour cet article qui nous rappelle notre passé.
    Durant la colonisation et les premières années de l’indépendance, il y a bien eu de nombreuses fouilles trèspoussées menées avant 1962 par Stéphane Gsell et Gabriel Camps et durant l’indépendance par l’historien Paul-Albert Février qui a été soldat appelé dans le camp de Colbert puis directeur des fouilles archéologiques au Ministère de la Culture jusqu’en 1968. Ce dernier a travaillé notamment à Melloul, Ain oulmene, Ain el Ksar et Maafeur. Durant les premières années de l’indépendance, il a parcouru la région, muni d’un laissez-passer spécial signé par le Commandant militaire de la région de Ain Oulmene à l’époque Si Ahcene Bouzeraa.
    Ce sont les recherches entreprises par Stéphane Gsell qui ont permis d’écrire l’histoire romaine de l’Algérie dont notre région et aussi l’histoire des royaumes berbères d’Afrique du Nord. Il a démontré que la région au Sud de Sétif dépendait de la Maurétanie Césarienne dont le siège était situé à Cherchell et non de la Maurétanie Sétifienne.
    Depuis le départ P.A. Février en 1968, il semblerait qu’aucune fouille n’a été faite.

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