Histoire de l’emblème et de l’hymne de l’Algérie

1 mai 2012

Actualités

L’emblème national

L’emblème national est, depuis la qualification de l’équipe nationale  au Mondial, présent dans tous les foyers.

«En 1962, le peuple algérien était assoiffé de couleurs nationales.

Durant la fête de l’indépendance, il s’en est donné à cœur joie, brandissant le drapeau au niveau de chaque coin de rue.

Durant les premières années qui ont suivi la fête de l’indépendance, les Algériens ont continué à l’utiliser dans toutes les fêtes nationales.

Mais petit à petit, leur attachement à l’emblème a diminué…

jusqu’à la qualification  des Verts au Mondial 2010 !

Ceci prouve que l’attachement au drapeau algérien,

même s’il a diminué, n’a jamais disparu», explique Zoheir Ihaddaden, historien et professeur à l’Université d’Alger, dans une conférence à l’occasion de la commémoration  des manifestations du 11 Décembre 1960, organisée hier au forum Echaâb, en collaboration avec l’association Mechaal Echahid.

Le premier attachement à cet emblème est né dans les années 40.

Auparavant, le peuple algérien ne connaissait que le drapeau français.

«Le peuple algérien qui refusait toute idée d’appartenir à l’identité française, refusait de s’identifier à ce drapeau. C’est alors que Messali El Hadj a décidé d’utiliser un drapeau, algérien, pour participer, en 1937, à une manifestation pacifique à Alger pour dire que l’Algérie est algérienne.

Ce drapeau en vert, rouge et blanc, portant une étoile et un croissant de lune, a été confectionné par l’épouse de Messali, une Française d’origine»,

raconte M. Ihaddaden. Mais depuis cette première apparition, l’emblème national n’avait plus occupé les rues d’Alger jusqu’à 1945.

«Au cours de la Deuxième Guerre  mondiale,  avec la défaite de l’Allemagne  qui se faisait sentir, le Parti populaire algérien (PPA) a pensé à manifester dans les rues en portant, à bout de bras, un drapeau national.

Les militants du PPA dont Mostephaï Chaouki, avaient cherché après le drapeau de Messali El Hadj, mais il était introuvable.

Cela dit, ils se rappelaient les couleurs et les symboles utilisés dans ce drapeau.

Ils ont alors fabriqué, dans l’atelier de Moufdi Zakaria,

un drapeau inspiré de celui de Messali.

Il a été exhibé lors de la fête des travailleurs le 1er mai 1945, à Alger, Blida et Oran, puis, le 08 mai 1945 dans toutes les villes de l’Algérie»,

affirme-t-il. Toutefois, selon la version du professeur Amar Khila, également présent à cette conférence, l’emblème national n’a pu être distribué sur tout le territoire national.

«Au niveau de chaque ville, un emblème a été exhibé lors des manifestations du 08 mai 1945. Mais l’emblème différait d’une région à une autre, ce n’était pas partout le même.

Quant au drapeau de Messali El Hadj, il a été utilisé pour couvrir la dépouille d’Arezki Kahal, qui a été à la tête du PPA après Messali El Hadj», assure-t-il.

Il y a également divergence dans le sens des couleurs et

des symboles de l’emblème national.

Selon le Pr  Ihaddaden,

Le vert symbolise l’espérance et le progrès,

Le blanc la paix et

Le rouge le sang des moudjahidine tandis que

L’étoile et le croissant de lune symbolisent l’Islam.

Pour le Pr  Khila qui a effectué  des recherches plus poussées,

Le vert est la couleur de l’Islam.

«Cette couleur était utilisée durant les guerres par Raïs Hamidou,  Khereddine Barberousse…

le rouge est symbole du djihad employé par le sahabi Omar El Khetab

et le blanc par le prophète Mohamed (Qsssl).

Le croissant lunaire est le symbole de l’Islam

et les membres de l’étoile représentent les cinq piliers de l’Islam», estime-t-il.

Cette rencontre qui célèbre également le 47e anniversaire du quotidien Echaâb, s’inscrit dans le cycle du forum sur la mémoire initiée par l’association Mechaal Echahid.

Des prix honorifiques ont été remis aux journalistes fondateurs d’Echaâb, Aissa Messaoudi, entre autres, ainsi qu’à l’historien Zoheir Ihaddaden.

L’hymne national Quassam

« Kassaman »est né aussi à La Casbah d’Alger

Novembre l’éternel, une revanche de l’histoire

La marche de l’histoire est en perpétuel et inexorable mouvement à travers les âges et cycles du temps pour marquer indélébilement les événements et les lieux qui la structurent et en faire des repères pour la mémoire et la postérité.

Il en est ainsi de la genèse de l’hymne national dont l’univers vient d’être revisité à la faveur de l’émission «Carnet d’Algérie», consacrée à la vallée du M’zab et diffusée dernièrement par la Chaîne III de la Radio algérienne, qui est un véritable vecteur de rayonnement culturel pour le grand bonheur de son large et fidèle audimat, captivé cette fois-ci par un point d’histoire majeur ressurgi à la satisfaction de tous car méconnu (ou insuffisamment connu) de l’opinion publique.

Talentueusement animée par Badia Haddad, avec le style de la perfection qui est le sien, et Abderrahmane Khelifa, historien consultant, cette émission a, de par sa judicieuse démarche pédagogique de communication, développé une rétrospective de la genèse historique de Kassaman.

C’est Slimane Chikh, le fils de l’immense poète de la Révolution qui, à travers un vibrant témoignage sur la vie et le parcours de son père, a révélé la synthèse événementielle liée à l’existence de l’hymne national. Avec la précision de l’historien qu’il est, auteur d’un ouvrage intitulé L’Algérie en armes, il s’est exercé à rappeler le contexte politique dans lequel progressait la guerre de libération après le déclenchement du 1er Novembre 1954.

Un édifice mémoriel sonore pour pérenniser une symbolique de la Révolution algérienne

A ce propos, il a affirmé que c’est au cours de l’année 1955, quelques mois après l’insurrection de la lutte armée qu’un des dirigeants de celle-ci, en l’occurrence Abane Ramdane, après concertation, a pris la décision de doter la Révolution d’un substrat mémoriel sonore à dessein de mobiliser l’ensemble du peuple algérien et de galvaniser psychologiquement les troupes des moudjahidine militairement engagés dans le combat armé.

L’opinion et la communauté internationales étaient également ciblées par le projet dont l’impact politique était impérieux pour l’accompagnement de la stratégie diplomatique en direction de l’étranger.

Dans cette perspective, Rebbah Lakhdar, un ancien militant du PPA/MTLD, fut ainsi chargé par Benyoucef Benkheda pour la prospection du milieu littéraire et artistique en vue de la composition d’un poème à l’effet de la structuration d’un hymne national qui mettra en valeur la lutte armée du peuple algérien pour libérer sa patrie des affres d’un colonialisme d’oppression ségrégationniste de non-humanité.

La trame structurante du poème devait se conformer aux recommandations préalables de ne citer aucun nom propre de lieu ou de personne et de dénoncer les exactions de la France coloniale.

Moufdi Zakaria au rendez-vous de l’histoire

Pour accomplir cette mission, Rebbah Lakhdar, qui s’est rendu de Belcourt au centre-ville d’Alger à la recherche d’un contact utile, a incidemment rencontré Moufdi Zakaria, auquel il fit part dans le détail du projet confié par Abane Ramdane et Benyoucef Benkheda
Ce dernier acquiesça spontanément à la demande de ces dirigeants et saisit l’opportunité pour informer son interlocuteur sur une situation particulièrement inquiétante qui prévalait à La Casbah, avec le boycott décrété pour les commerces gérés par les mozabites, notamment à Alger et Blida.

A cela, Rebbah Lakhdar rassura Moufdi Zakaria que cette diversion était une manœuvre de l’administration française et de ses collaborateurs, qui sera éminemment neutralisée par le renouement des liens fraternels de la population avec la communauté ibadite.

Réconforté et confiant, ce dernier se rendit à son local commercial à La Casbah au n° 02 de la rue Blandan, patronyme d’un sergent colonial de sinistre mémoire, tué dans l’opprobre du crime par les moudjahidine à Boufarik en 1842 et qui a été supplanté dans la gloire de l’honneur par le héros Rahal Boualem, barbarement guillotiné à l’âge de 16 ans le 21 juin 1957 à la prison de Serkadji, inaugurant ainsi le cycle bestial de l’enfance assassinée par la France coloniale.

C’est en ce lieu, le soir venu, que l’immense Moufdi Zakaria a lumineusement versifié un poème de serment d’éternité dédié à la gloire de l’Algérie en lutte pour son indépendance. Militant indépendantiste de la première heure depuis l’Etoile nord-africaine, celui-ci portait en son âme la force du verbe et la charge émotionnelle des mots de cette fresque tramée en son être profond par le long parcours de sa vie militante.

Kassaman est né en une nuit bénie à la Casbah

En une seule et unique nuit, l’hymne national Kassaman a ainsi vu le jour dans la sublimité d’une verve torrentielle d’une muse diserte à l’infini pour immortaliser l’héroïsme de l’Algérie et des sacrifices de son peuple pour que celle-ci vive libre et souveraine.

Kassaman, Abane Ramdane, Benyoucef Benkheda et Rebbah Lakhdar

Dès le lendemain matin, le poème de Kassaman transcrit fut ainsi remis par Moufdi Zakaria à Rebbah Lakhdar, qui l’a fait parvenir à Abane Ramdane et Benkheda. A sa première lecture en réunion, ce qui allait devenir l’hymne national algérien fut dans l’unanimité de l’exaltation adopté dans sa matrice initiale pour une composition musicale appropriée aux normes d’officialisation requises en la matière.

Moufdi Zakaria, un aède esthète d’une mythologie poétique de légende

Qui peut se prémunir des frissons émotionnels «de la chair de poule» qui nous submergent à l’écoute solennel de Kassaman, une anthologie d’une esthétique expressive de grandeur civilisationnelle à travers la résistance émancipatrice des peuples opprimés. Au premier roulement sonore de la partition musicale, l’Algérie adulée des ancêtres défile majestueuse un instant sous nos yeux, en notre pensée et au plus profond de notre âme.

Les visages de noblesse et de vertu des plus chers de ses enfants martyrs reviennent en un moment furtif pour faire une ronde sacrée dans une communion de pensée d’élévation humaine, de vénération et d’amour viscéral de l’Algérie des chouhada au triple refrain : «Fa-Shadû – Fa-Shadû – Fa-Shadû», «Témoignez – Témoignez – Témoignez» pour que l’humanité entière témoigne à son tour ce qu’a subi le genre humain pour le triomphe d’une cause juste de la liberté et qui ne sera point oublié. A cela, Moufdi Zakaria qui incarne pour la postérité une symbolique d’une revanche de l’histoire, a immortalisé par ce legs céleste aux générations futures une légende de sacrifices consentis par le peuple algérien qui a pris à témoin la conscience de toutes les nations de la planète.

Kassaman, un patrimoine culturel fondateur de la nation algérienne

Ainsi, Kassaman est l’expression d’un patrimoine culturel très précieux qui, revisité en ce cinquantième anniversaire de l’indépendance de notre pays, appelle à la valorisation des lieux où se réfugie et se cristallise la mémoire pour un ancrage de celle-ci qui assurera la préservation et la transmission des valeurs liées à une étape particulièrement glorieuse de notre histoire de résistance nationale.

Toponymie, lieux de mémoire et d’histoire

Les rues, ruelles et venelles de la cité antique ont aussi une mémoire et celle que nous voulons évoquer en la circonstance constitue des repères culturels structurants de celle-ci, à l’exemple de la rue ex-Blandan, actuellement Boualem Rahal, citée précédemment, mais également la place Rabin Bloc, au n° 2 actuellement place Amar Ali dit Ali la Pointe où a été créé le 23 mars 1956 le Comité révolutionnaire d’unité et d’action, instance salvatrice au déclenchement de la guerre de libération, lors de sa première séance constitutive qui a réuni les dirigeants Lahouel Hocine, Mohamed Boudiaf, Sid Ali Abdelhamid et Dakhli Bachir.

Quant au journal l’Action algérienne, organe d’information du PPA (Parti du peuple algérien) édité en 1944 à La Casbah au 18 de la rue d’Anfreville, actuellement Yacef Mokrane, il était clandestinement et irrégulièrement imprimé en ce lieu qui servait de chambre de repos à Si Mohamed Abdelhamid, pâtissier de profession, malade insuffisant respiratoire et père de Sid Ali Abdelhamid un des dirigeants du parti à La Casbah, qui a contribué par le témoignage à cette rétrospective d’une phase de l’histoire de la médina.

Ce dernier a tenu à rappeler que le rédacteur en chef de l’Action algérienne n’était autre que l’emblématique et historique Asselah Hocine, alors que l’impression du journal placée sous sa coordination était assuré par une équipe de militants motivés et aguerris aux méthodes du travail clandestin.

C’est péniblement à tour de bras avec un matériel rudimentaire de lithographie et sans le moindre bruit susceptible d’éveiller des suspicions d’une police française et des indicateurs aux aguets, que ce journal de la foi et de la force militante était ainsi publié mensuellement dans un contexte périlleux à plus de 2000 exemplaires pour propager au sein de la population le message de mobilisation et de résistance du parti.

Novembre l’éternel et ses repères historiques à préserver et à immortaliser en direction des générations montantes

L’esprit du 59e anniversaire du 1er Novembre 1954 dont le souvenir est ancré en l’âme du peuple algérien ressuscité du long naufrage colonial, nous a inspiré ce pèlerinage au bout de la mémoire sur des lieux et des liens majeurs de la matrice historique de ce mois rédempteur d’une existence dans la dignité.

Les repères fondamentaux de celui-ci qui, une fois identifiés et mémorisés par la jeunesse et les générations montantes s’érigeront pérennement en points cardinaux de valeurs de fidélité à cette descendance pour laquelle le 1er Novembre 1954 correspondra à l’an 1 de la renaissance de la nation algérienne enfin ressuscitée d’une longue nuit coloniale au prix du plus lourd tribut qu’ait connu l’humanité entière. C’est en la jeunesse que la mémoire collective doit s’enraciner dans l’espace des lieux d’histoire à travers des supports de «représentation ou de géographie mentale» et d’éclairage didactique que sont les plaques toponymiques et commémoratives.

Par devoir à un passé fécond au présent éternel et à dessein de pérenniser la dialectique du souvenir pour être porté par notre descendance, les lieux de mémoire qui ont vu naître le CRUA, l’Action algérienne et Kassaman doivent perpétuellement être préservés et apparaître dans la symbolique d’une œuvre constante de réappropriation des repères structurants de l’histoire du mouvement national et de la guerre d’indépendance. Et pour paraphraser dans ce contexte le célèbre écrivain français Marcel Proust, nous méditerons sur une de ses citations phares : «Le culte du souvenir est la condition de survie de l’âme d’un peuple.» Un réalisme culturel pour la préservation et la sauvegarde de capital mémoriel d’une nation.
Lounis Aït Aoudia : président de l’association Les Amis de la rampe Louni Arezki (Casbah).

Les paroles ont été écrites par Moufdi Zakaria (1908-1977) en 1956 à la prison de Serkaji-Barberousse d’Alger où il était incarcéré par les forces coloniales. La musique a été composée, d’abord, par Mohamed Triki en 1956, puis par le compositeur égyptien Mohamed Fawzi. L’hymne a été joué pour la première fois en 1957.

Image de prévisualisation YouTube

Qassaman ( Hymne National Algérien ) (Nous Nous Engageons*)

Qassaman binnazilat ilmahiqat
Par les foudres qui anéantissent,
Waddimaa izzakiyat ittahirat
Par les flots de sang pur et sains
Qassa walbonood illamiaat ilkhafiqat
Par les drapeaux flottants au vent
F’Ilgibal ishshamikhat ishshahiqat
Sur les hauts djebel orgueilleux et fiers,
Nahno thurna fahayaton aw ma maaat
Nous jurons nous être révoltés pour vivre ou pour mourir,
Wa aqadna alazma an tahya algazair
Et nous avons juré de mourir pour que vive l’Algérie !
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Nahno gondon fi sabil il hakki thorna
Nous sommes des soldats pour la justice
Wa ila isstiqlalina bilharbi kumna.
Et pour notre indépendance nous avons commencé le combat,
Lam yakon yossgha lana lamma natakna
Nous n’avons obéi à nulle injonction en nous soulevant.
Fattakhathna rannat aibaroodi wazna.
Le bruit des tirs a été notre mesure
Wa azafna naghamat alrashshashi lahna
Et le crépitement des mitrailleuse notre chant favori.
Wa aqadna alazmat an tahya algazair.
Et nous avons juré de mourir pour que vive l’Algérie !
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Nahno min abtalina nadfaoo gondan
Sur nos héros nous bâtirons la gloire
Wa ala ashlaina nassnaoo magdan.
Et sur nos corps nous monterons à l’immortalité,
Wa ala hamatina narfao bandan.
Sur nos âmes, nous construirons une armée
Gabhato’ ltahreeri aataynaki ahdan
Et de notre espoir nous lèverons l’étendard.
Wa aqadna alazma an tahya algazair.
Front de la Libération, nous t’avons prêté serment et nous avons juré de mourir pour que vive l’Algérie !
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Sarkhato ‘lawtani min sah ilfida
Le cri de la patrie monte des champs de bataille.
Issmaooha wasstageebo linnida
Ecoutez-le et répondez à l’appel.
Waktobooha bidimaa ilshohadaa
Ecrivez-le dans le sang des martyrs
Wakraooha libany ilgeeli ghadan.
Et dictez-le aux générations futures.
Kad madadna laka ya magdo yada
Nous t’avons donné la main, ô gloire,
Wa aqadna alazma an tahya algazair.
Et nous avons juré de mourir pour que vive l’Algérie !
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

« Qassaman », le serment, a vu le jour durant la guerre de libération nationale.

Qassaman est devenue l’Hymne National après l’indépendance de l’Algérie le 05 juillet 1962.

 

2 Réponses à “Histoire de l’emblème et de l’hymne de l’Algérie”

  1. amrani Dit :

    Je voudrais amener un correctif à l’information relative au journal L’Action Algérienne.Ce journal a été proposé au chef de l’Organisation continuatrice du CARNA Mohamed Taleb par Amrani Said et Taleb Abderahmane en décembre 1943;ils étaient responsables de l’organisation des jeunes du CARNA;Mohamed Taleb approuva le projet et mit à leur disposition le typographe Mohamed Ladjali un militant de son organisation qu’il avait fait adhérer au parti communiste pour l’infitrer.Ce journal fut imprimé dans trois endroits différents,le dernier et le plus longtempsétait au bas des Tagarins fac a l’actuel Ministere de la Défense;le quartier fut restructuré au début des années 50 et cette villa a disparu; elle avait la caractéristique d’avoir un magasin d’épicerie qui vendait aussi des alcools et de la charcuterie comme elle disposait d’une immense cave attenant à l’épicerie;ce local fut loué au nom de Said Amrani et assisté de Abderahmane Taleb il tenait ce commerce insolite pour des nationalistes musulmans. Ceci permit d’éloigner tout soupçon sur l’existence de l ‘imprimerie du journal l’Action Algérienne.qui en fait ne fut jamais découverte.Ce journal ne fut jamais imprimé à l’intérieur de la Casbah à la rue d’Anfreville tout simplement parce que le local était minuscule et suffisait à peine à être une petite pâtisserie artisanale et ne pouvait aussi accorder aucune sécurité.Je tiens ces informations directement de feu Said Amrani et de Mokhtar Taleb frère de Mohamed Taleb qui m’en a fait part il y a quelques semaines seulement lorsqu’on avait évoqué ensemble le parcours de Mohamed Ladjali..Il faut noter que ce journal accueillait les plumes er écrits de Ferhar Abbas,Asselah Hocine,Mohamed Taleb,Mouloud Mameri,Mostefa Lacheraf ,Benali Boukort et kadour Sator entre autres ..

    Répondre

    • A M à amrani Dit :

      Bonjour
      Merci pour ces précisons de grande importance mais je pense qu’il faut saisir l’auteur de cet article pour l’informer de ton témoignage et éventuellement corriger ce qui avait été dit.
      A+++

      Répondre

Laisser un commentaire

Le blog de Zorg |
BER_KANNOISE |
De bonne heure, de bonne hu... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Amitié et fraternité
| p'titbeurre
| THAMES FALCON